Trois
D’abord, il est nu. Juste emballé du drap. Elle se glisse contre sa peau. Juste un peu. Il fait chaud. Si chaud. Toujours ils se touchent. Quand ils se couchent. Du bout des doigts. Du bout de la peau. Parfois, c’est électrique.
Ce soir, c’est lubrique. Elle le sent. Le mâle est là. Elle aime. Sa main masculine se referme sur son sein. Elle attend. Impatiente. Une douce caresse. Et un pincement. Fort. Elle en gémit. Imperceptiblement, elle se tourne. L’autre réclame. Il comprend. Il veut. Il broie l’autre pointe. Plus longtemps. De l’un à l’autre, un ballet de douleur joueuse se déroule.
Draps repoussés. Cuisses écartées. Son sexe est dans sa main fine. Quand la douleur irisée se pointe, elle le serre. A le casser. Elle le branle. Comme il aime. L’envie de son sexe grandit. Son ventre se tend. Appel.
Enfin ses doigts s’emmielle dans sa liqueur. Chaque millimètre de sa peau, il connaît. Elle voudrait durer. Mais lui n’en a nulle envie. Qu’elle jouisse ! Son corps de liane se tord et se détord. Spasme violent.
Les mains se font câlines. Folâtrent sur son corps. Elle aimerait son sexe dans sa bouche. A s’en étouffer. Son souffle reprend vie. Il ne lui laisse pas plus de répit. Encore. En corps. Pénétration digitale. Poison de désirs. S’ouvrir pour lui. S’élargir. La main entière ? Non, pas cette fois. Mais presque. Les allers-retours deviennent rapides. Le bruit juteux. La seconde extase la foudroie un peu plus. Pour se raccrocher à la vie, elle le mord.
Ses lèvres dansent sur sa peau fébrile. Chaque pore éclate de fièvre. Leurs bouches se culbutent. Son vagin palpitant l’avale. Soupirs. Galops.
Et si son coeur lâchait ? Oui. La troisième fois, elle mourra. C’est sûr. Et bien non. Ses jambes l’encerclent. Leurs cris se baisent.
Maintenant. Ils sont nus. Les draps n’existent plus. Halètements. La pulpe de leurs doigts se frôle. Chaud. Ruissellement. Leur peau brille. Leurs visages se tournent. Leurs sourires…





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