Crue, s’y fier
Photo de Dominique Lefort
Ce soir, ma main se pose sur ton jean, au niveau de ton sexe, et ma langue se fourre dans ta bouche. Pas envie de préliminaires. Juste envie de toi. Maintenant.
Tes yeux brillent d’excitation lorsque je dévoile ma guêpière et mes bas. Je ne porte rien qui pourrait gêner ta progression. Avec brusquerie, je repousse les papiers jonchant ton bureau. Je t’attire entre mes cuisses…
Rapides et violents sont tes coups de reins. C’est ce que je veux. Ce que j’ai voulu.
La jouissance me coupe le souffle et arrête mon coeur. Pour un instant volé à l’Eternité.
Nue sur ta chaise de patron, je parodie le Christ ton Seigneur. Renversée, certes.
« Surprends-moi encore… » dis-tu. Sais-tu qu’à genoux devant moi tu sembles prier ? Renversant. .
« J’aimerais qu’un jour tu me baises dans une église. Sur l’autel. » Je t’ai surpris. N’est-ce pas ce que tu demandais ? Qui ne dit mot, consent.
Ta bouche embrasse mon sexe. Nouveau crucifix.









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