Pile ou face
Je m’efface de notre paysage quotidien pour ne laisser aucune trace. Comme tu es parti. Sans un mot et sans un cri. En silence.
Je m’ai face. Cela ne fait pas un pli. Confrontée à mes émois, je me regarde, éberluée. Pour un peu, je me tournerais le dos. Est-ce à cause de ceux-là que tu as fui ? Les mois que je vois… Que sont-ils ?
Je me délite comme un morceau de sucre dans un petit noir. Comme un flocon de neige dans une paume chaude. Pauvre pomme, oui !
C’était hier.
Je mets face. La face. Celle qui sauve. J’habille mes deux yeux rieurs, j’enfile mon sourire railleur. J’endosse sans broncher tous tes non-dits et tu acquiesces à tous mes non-cris. A la longue, ils deviennent lourds et coupants. Nous devenons rasoirs.
Je mets face. Et tu ne vois que pile. J’aime à croire que tu aimes autre chose que mon cul. Ou mes jambes. Elles sont belles mes fesses ?
Je parle et tu ne m’entends pas. Tu dis et je ne t’écoute plus.
Nous jouons à pile ou face. Les faces s’épuisent et les piles sont usées.
Pour temps, pile ou face, il suffit de savoir tourner.
Je te le résume, en face : je ne plie pas, je te pile. Con, pile en face. Je m’efface…






nov 29th, 2005 at 3:37
J’aime bien quand vous mettez votre plume aux subtilité de la langue française. Je vous lis et je savoure votre texte comme un bonbon sous la langue.
nov 29th, 2005 at 4:26
Merci Mathilde. Quel parfum ce bonbon ?
nov 29th, 2005 at 8:22
eh bé ca va mieux ?
nov 29th, 2005 at 10:51
Mieux ?
Faut-il que tous mes textes soient autobiographiques ?
nov 30th, 2005 at 6:41
Non justement…
nov 30th, 2005 at 6:47
sourires. Dois-je prendre cela comme un compliment ?
déc 1st, 2005 at 12:13
je ne l’entendais pas autrement…
déc 1st, 2005 at 12:18
Alors, merci…
jan 6th, 2006 at 1:08
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tres beau