Vert
Photo de Maury Perseval
Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre
Qui marchait vers l’autre, toi ou moi ?
Que serais-je sans toi qu’un coeur au bois dormant
Aurais-je dormi mille ans ? Mon Dieu ! Quand je pense à tous ces hommes passés ! Comment aurais-je pu ne pas te voir ? Continuer mon chemin sans faire un bout de route à tes côtés ? Cela aurait été inhumain. Idiot. Lâche. Balèze.
Que cette heure arrêtée au cadran de la montre
Ou ce semblant de femme. Cette femme inachevée. Ebauche de plaisirs. Moitié de désir…
Que serais-je sans toi que ce balbutiement
Ce bafouillage en lettre C.
Tu m’as pris par la main dans cet enfer moderne
Tu m’as prise par la main, nuance. Le goût de tes doigts m’est devenu familier. La musique de ta voix, une symphonie perpétuellement animée.
Tu as su dénicher des nids de douceurs, des miels et des liqueurs, des piments et des épices, tout cela sans jamais devenir mièvre.
Jamais tu ne t’épuises à me suivre dans mes courses folles. Mes nouveaux jeux te plaisent et les tiens m’excitent.
Et pourtant je vous dis que le bonheur existe
Avec toi, je l’ai rencontré. Il faudrait que j’apprenne à le cultiver. Ne pas le multiplier trop pour ne pas étouffer. Ne pas le gaspiller trop pour ne pas l’étioler. Et les autres jardins sont si attrayants. Le vert n’est-il pas la couleur de l’espérance ?





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