Fétichiste
Photo de Stefan De Lay
Perchées sur des aiguilles et vêtues de vinyle,
Elles jubilent.
Quoique, nues au toucher de soie, tu les aimes autant,
Ainsi parées, elles te fétichent le corps.
Oublié le chant des talons qui claquent à coeur éperdu,
Délaissée la gambille de la fille en joie,
Elles s’impatientent en silence.
Pour l’heure, elles attendent l’approche de ta bouche,
La caresse de tes lèvres,
De bas en haut
Et de haut en bas.
Quand ta langue affolera la peau fébrile,
Que les sens auront perdu leur boussole,
Elles s’écarteront, putains libertines,
Pour te faire place.
Exquise conquête.
Conquises ex-quête.
Ta génuflexion rejoindra celle d’un prêtre dans l’adoration.
Après tout, n’exerces-tu pas un sacerdoce, toi, le fétichiste jambier ?





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