Ma cabane
Photo de Maury Perseval
Laissez-moi !
J’aimerais m’isoler quelque part.
Là, où personne ne me trouverait.
Respirer l’air pur et l’innocence de la Nature.
Retrouver les battements ordonnés de mon coeur.
Penser à autre chose qu’aux lendemains qui chantent.
Oublier tout.
Personne ne trouverait ma cabane perdue au fond des bois.
L’hiver serait long et attendu.
Prisonnière volontaire de cette gangue glacée,
J’apprendrais à nouveau les gestes vitaux.
Renouer avec ce corps.
Le dénouer de tous ses liens.
Jongler avec les pensées-soleil.
Un jour, le printemps découvrirait la femme que vous n’aviez pas su voir.
Nue, je contemplerais le monde.
A nouveau, je pourrai aimer.
Toucher.
Mordre.
Griffer.
Et surtout, me lover contre un homme amoureux… de moi.





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