Mort d’un hiver
Photo de Stefan De Lay
Tous les gris de la nuit sont partis en fumée
Depuis la souris est sortie
Le soleil pointe son museau chafouin
Mais la ruse entre eux n’a pas de raison d’être
La sève monte furieuse
L’antre réclame impérieux
Défi du jeu
Miroir des regards
Pointes érigées vers une langue non parlée
Le chant des oiseaux se mêlera bientôt à une mélopée amoureuse
Et même les feuilles se rappelleront qu’elles ne sont pas vraiment mortes
Ritournelle éternelle du temps qui passe et des corps qui traversent
Joies plurielles des peaux qui se mêlent et des parfums qui sans miel
Et vive le champ des soupirs exhalés et des rires fuselés





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