I’m calling you
Photo de Moten
Les yeux baissés, je t’appelle.
En pensée, je te t’implore.
Je n’ai pas vraiment envie d’être ici mais parce que toi, tu en avais envie…
Ma bouche s’apprête à goûter à ce gode, dressé comme le Dieu Phallus.
Ils sont là et me regardent.
Personne ne me touchera, telle est la consigne.
Pour eux, pour toi, pour moi, je vais sucer ce sexe de pacotille comme si…
Non, pas comme si.
Je vais lécher ce gland du bout de la langue mais aucun frisson ne répondra à ma caresse.
Dans la pièce, la tension montera d’un cran. Des gestes iront se perdre. Car il la touchera, elle. Peut-être jusqu’à la jouissance. Ou alors il lui demandera de se retenir jusqu’à l’impossible.
J’aimerais juste que. J’aimerais juste que ce soit ta queue qui soit sous mes lèvres. J’aimerais juste que mes yeux la touchent à l’envi, que mes mains la redécouvrent palpitante et si vivante. Implorante aussi avec cette larme qui me supplie de l’avaler.
Oh je t’appelle et tu ne m’entends pas.
J’aimerais juste que ton corps viril soit là, devant moi. Moi à genou et toi debout. J’aimerais juste…
Las, je suis là et tu n’y es pas.
Alors les yeux fermés, j’obéis. Et j’aime.
Dans ma tête, c’est ton sexe doux et chaud qui s’offre à ma bouche. Fellation. Fellation. Fellation. Je répète à l’infini ce mot synonyme de tant de douceurs, de tant d’ardeur.
I’m calling you et je sais qu’à cet instant, tu m’entends.





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