Suce pension

Photo de Patrick George

La suspension oscille au rythme de vos mouvements.

Le souffle de l’air se déplace sur ma peau pendant que vos regards caressent le résultat obtenu. Noeuds et boucles semblent vous satisfaire.

Accélération.

Pour éviter le tournis, mes paupières s’abaissent. Une seule remarque et je les ouvre à nouveau. Sans défaillir.

Arrêt.

Ma bouche contre votre gland. Totale apesanteur.

Votre sexe coulisse entre mes lèvres, buttant au fond de ma gorge. Mes yeux en pleurent. Votre main cramponne fermement mes cheveux et j’ai le sentiment tout puissant d’être votre étui de chair. Vous vous retirez et j’en reste bouche bée. Rageuse.

Cela vous fait rire. Vos mots tombent un à un pour m’expliquer qu’il existe d’autres endroits auxquels vous allez rendre visite. Avec application.

Le tourniquet reprend. Mon ventre et mes reins s’excitent.
Trop impatiente. L’adjectif claque. Le fouet siffle. Mon envie est chauffée à blanc.

Arrêt sur votre gland. Juste le temps d’un aller-retour. J’aimerais… Mon corps effectue un demi-cercle et vos lèvres se posent sur les miennes.

Bande. Mon clitoris bande. La bande-son de mes gémissements se met en branle. C’est alors que votre sexe entre en jeu.

De mon ventre à mes reins, de mes reins à mon ventre.

Hésitations lubriques.

Feu aux joues.

Désir rougis.

Mes mains se meurent de ne pouvoir vous toucher.

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Cali Rise

No Responses to “Suce pension”

  1. J’ai eu plaisir à lire la description de votre profile via viaduc ( même si je ne suis pas un utilisateur acide dû, j’utilise plutôt LInkedin.com ) et j’ai surtout été surpris ( en bien ) par l’érotisme qui ressort de photos aussi suggestives. Je reste un homme avant d’essayer d’être une plume à l’ancre posthume, et oui . . . Tout cela ne me leche ( permettez-moi ce détournement ) pas indifférent . . . L’invitation des mots est très bien choisie, percutante, envoutante. Un désir qui s’apprivoise. Lire apporte enfin un sentiment. Imaginer apporte enfin le plaisir de lire. A ne pas mettre entre toutes les bouches, pardon, les mains, encore pardon, les âges . . . Tous n’est n’est pas poésie au sens stricte du terme et c’est ce que j’apprécie. La poésie des mots invite à la poésie du corps. Il n’a a pas plus belle poésie qe celle du corps à coeur, du coeur à nu.

    Je me pose alors la question de savoir si le sexe, dans sont état pure est romantique et si finallement, le romantisme n’est pas un dérivé de la poésie du corps. Dans ce cas là, je suis plus romantique que je ne le pensais . . . J’irai plus loin en disant que je deviendrait un obsédé du romantisme poétique, mais là, il faudrait m’indiuer ou se trouve la court des miracles où se donnent les pièces de spectacle de se romantisme . . .

    Romantiquement
    Zeek

  2. Bonjour,

    A lire ce texte, accompagné de sa (très jolie) photo, on se laisse gagner par l’oscillation du pendule. Avec son aller-retour, on sent monter la frustration et l’assouvissement, par vagues.

    J’ai aimé votre plume sur ce texte.

    Une question : cette suce pension est-elle “pension de jeunes filles de bonne famille” ?
    ;-)

  3. Zeek, vous lisez mon profil et je ne le savais pas ? Je ne connais le site que vous citez, il faudrait m’expliquer cela par mail.
    Les photos sont en effet fort belles.
    Que de compliments en ces quelques lignes. Merci.
    Vous jonglez aussi parfaitement avec les mots à ce que j’ai pu voir.

    Est-ce à moi de répondre à votre question ? C’est un joli débat que vous lancer là…

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