Bleu comme le paradis
Dans cette chambre baignée de lune, tout respire la volupté. Je n’ose plus bouger, de peur que l’instant s’envole. J’écoute tes pas qui parcourent le couloir menant à la cuisine. De l’eau emplit un verre, un air de musique caresse les murs en sourdine.
Ma peau frémit encore de l’empreinte de ton corps mais réclame déjà ta chaleur animale. Sans doute me suis-je assoupie pendant quelques minutes car la douceur de tes lèvres sur mes cuisses me ramène à la vie. Là, encore, je ne ferai pas un geste. Pas encore. Plus tard. Juste un peu plus tard quand ta langue aura terminé de s’abreuver à ma source, quand tes reins auront fini de rendre grâce aux miens.






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