Psyché déclic et des claques par Madison
J’aurai pu m’asseoir et pleurer à l’angle du vide et du froid… mais non… il est bien plus délicieux de te faire partager la nudité que tu me laisses … rassemblée dans un vulgaire cliché…ainsi, tu touches à ta guise l’effet de mes âpres parois… … regarde, comme le vide est plein de ce qu’il reste de toi…plein de rien qui se vautre et flotte, de haut en bas…
J’ai incendié tout ce qui pouvait receler nos souvenirs, tout… veillé à effacer chaque parcelle de nos écrins de tendresses, chaque empreinte à été lavée de ma hargne… j’ai épongé des jours entiers mes tristesses … dépecé mes vêtements, et tout ce qui portaient l’odeur de nos étreintes, ai brûlé les drapés aussi… il ne reste que le cadavre de tes silences… posé là… à mes pieds… Mais bien sûr j’ai pris soin de la psyché où danse à l’instant mon allure dans un reflet moqueur…. je m’y amuse, y aiguise mon rire avant de le glisser dans le caisson que tu ouvriras avide, je le sais …
Je glisse aussi à ses cotés, un tabouret… qui, je l’espère, finira certainement dans ton reflet enragé quand, bien heureusement, le mien y aura disparu…
J’ai effacé toutes nos traces… toutes… à l’exception de celle laissée par Cupidon, un jour de beuverie, sur ton grand tableau…… peut-être devrais-je le brûler… ou le tourner au moins…
Tout à coup, fragile souvenir de verre, je ne me rappelle pas t’avoir aimé…
Auteur : Madison





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