Psyché par FoL

Le soir tombe rapidement, et, avec lui, un lourd manteau d’ombres sur les épaules d’Éros. Mais je sais, désormais, que de ses ombres je ne dois plus craindre la noirceur, qu’elles ne s’opposent en rien aux éclats solaires de ton rire dans la candeur des jours…

Non, assis, là, fixé par la seule inflexion de ton désir, sur la chaise de bois nu, j’apprends à te voir jouir dans les yeux de Psyché, à n’être plus, quant à moi, que le transport…

Et voici que j’écrase, d’un savant revers de la main, le nain Cupidon, ce lugubre législateur qui nous a si longtemps dicté ses lois…Cette règle aussi vaine que factice de ne pouvoir jouir - que - de l’Autre…De ne penser à jouir qu’ainsi…De ce devoir d’homme que de te conduire là où seule tu vas et as toujours été sans qu’aucune aide ne te fût jamais nécessaire…mais dont tu voulus bien me laisser l’illusion tant que, sans doute, tu me jugeas trop fragile pour oser plonger mes yeux au fond des tiens et Savoir, enfin…

Parfois, en Psyché, je perçois ton regard, le feu souple de ton désir naissant, seul sauf-conduit à permettre désormais qu’à mon tour, enfin, je me fraie un chemin vers ma propre jouissance…Seul sauf-conduit que je puisse accepter, le sourire extatique ou portant haut le ricanement atroce et délicieux de Dionysos lorsque, à tes pieds nus, la vertu se répand et agonise…

Auteur : FOL

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Cali Rise

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