Sucette et galipettes
Photo de Stefan De Lay
Et Gainsbourg de s’en pourlécher les lèvres.
Comme une offrande.
Comme une attente étonnée.
Suspendue.
Une sucrerie abandonnée au bout du poignet, pas encore léchée ni croquée.
Juste un croquis.
Deux longues jambes qui s’écartent, robe retroussée.
La pose est celle d’une petite fille.
Les seins opulents, ceux d’une femme.
D’abord, il s’approcherait tout près et poserait ses paumes sur le velours de sa peau nue. Puis, il la goûterait à petits coups de langues rapides qui remonteraient l’intérieur de ses cuisses jusqu’à sa petite culotte. Un baiser rapide sur ce tissu moite. Pas d’arrêt. Pas encore. Il poserait ses mains sur ses hanches, écouterait battre son cœur, là, juste là, le visage posé entre son sexe et ses seins. Car son cœur palpiterait jusque dans sa respiration ventrale. Ensuite ? Ensuite, il la ferait sucer. Juste pour le plaisir de contempler sa langue. Et sa bouche suceuse. Du pouce, il essuierait le jus qui coulerait avidement. Et ?
Et Annie de s’en gargariser.





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