Que je vous baise, que l’on baise, que tu me baises…
Photo de Stefan De Lay
J’avais rendez-vous avec vous. Mon cœur s’emballait à cette simple phrase. J’avais rendez-vous avec vous et mes talons cavalcadaient sur le macadam ciré par la pluie. Peu m’importaient les gouttes qui dégouttaient sur ma chevelure, j’avais rendez-vous avec vous.
La chambre d’hôtel aux rideaux fermés était tout juste éclairée par des bougies. Il était clairement entendu que la pénombre devait régner. Etait-ce les battements de mon cœur qui résonnaient ainsi ou était-ce les vôtres ? De gestes impatients en caresses intimidées, nous nous retrouvions nus. Prêts pour un baptême de chairs mêlées et de sensualités débridées.
«Que je vous baise, que l’on baise, que tu me baises… » Oui… Oui… A un moment, vous vous êtes retrouvé allongé sur le lit, mon corps en couverture. Je crois que c’est à cet instant précis que l’idée m’est venue. Vous sembliez si désireux que je prenne les commandes de ce corps à corps farouche. Je me suis redressée et à genoux de part et d’autres de vos hanches, j’ai lié vos poignets aux montants du lit. Mes bas ont servi d’attaches soyeuses. Mes baisers ont apaisé vos angoisses et éveillé encore plus votre excitation. Saisissant un glaçon dans le seau à vin, j’ai joué quelque temps sur vos lèvres, mêlant ma langue chaude à son froid vivifiant. Mon ventre s’est frotté au votre, vous dévoilant mon émotion. J’ai souri à vos tentatives malheureuses de caresses stoppées net.
« Chut ! … Chut !… Je suis là. Ne t’inquiète pas… » Des mots murmurés à même votre souffle. J’ai retiré ma bouche juste avant que vous ne la mordiez. Et si nous jouions avec le brûlant ? A chaque nouvelle coulée de cire, ma vulve a caressé votre sexe qui en redemandait. Baisers mouillés, bataille de langues, fourrage de doigts dans cet antre aux dents aiguisées.
Puis, tête-bêche, ma bouche vous a avalé goulûment. Je vous offrais une vue panoramique de mon anatomie. N’étant pas mesquine, je vous ai donné ma… comment dites-vous déjà ? chatte à lécher. Vous étiez devenu vulgaire et cela me flattait et me fouettait tout à la fois.
Pendant que vous me mignotiez utilisant votre langue comme vous l’auriez fait de votre doigt, je salivais abondamment sur votre queue. Dans l’éclairage diffus, elle brillait et vibrait d’impatience. Au toucher, elle était devenue glissante et gonflait encore quand mon majeur s’enfonçait dans votre anus. Assez joué maintenant, passons aux choses sérieuses ! Je vous ai retiré votre jouet pour plonger mon regard dans l’éclat du vôtre. Votre baiser avait le parfum de mon sexe. Saisissant le vôtre je l’ai dirigé d’une main experte vers mon orifice le plus serré. Etait-ce là votre regard le plus fou ? Je vous ai fait aller et venir entre mes reins puis goûter à mon autre antre plus humide. Lequel préférez-vous ? Voulez-vous à nouveau goûter au premier ? Et maintenant ? Cette dégustation s’est poursuivie jusqu’à ce que vous rendiez les armes dans un râle que je ne me lasse décidément pas d’entendre.
Allongée seule entre mes draps bleus froissés, ma main se glisse entre mes cuisses. Le film de nos ébats repasse intégralement au ralenti dans ma tête. En fond sonore, votre voix me guide racontant une autre histoire, légèrement infidèle à celle-ci. Je me raccroche à elle pour vous rendre si présent que mon corps ressent vos caresses. Un spasme violent m’arc-boute. Je jouis, multipliant les vagues de plaisir à en faire pleurer mes yeux. Exactement comme lorsque je vous chevauchais. Ai-je ainsi répondu à vos questions soudaines et tentatrices « Vous allez vous masturber ce soir ? » « Vous me tenez au courant ? » ?





mar 6th, 2007 at 6:06
je m’agenouille devant vous (toi?), devant cette merveille que vous me dévoilez et que j’approche tendrement, doucement, ardemment, tous mes sens éveillés. Que tu es belle !
Mes mains enserrent tes flancs, mais je ne les retiens pas quand elles écartent cette fente qui exhale mille parfums .
Ce soir je continuerai ce rêve en pensant que ce sont tes mains, ta langue qui me foulleent, qui étreignent mon sex dressé dans une vibration intense…
A toi un inconnu
B