Tenues de soirée
L’appartement est vaste. Ils sont agglutinés en petits groupes, habillés dans leurs vêtements réservés aux soirées chic. La musique diffuse une ambiance confuse, cernée de conversations bruyantes que certains veulent divertissantes, voire intelligentes.
Je sais que ma tenue affole tes sens. Tout en noir, telle une Veuve sulfureuse, je t’aimante. Une jupe, des bas, des talons. Et une veste de costume sur ma peau nue. Ou presque. Une touche de dentelle blanche dévoile la présence d’un soutien-gorge. « Tu es incroyablement sexe… »
La soirée se cadence aux rires des uns, aux éclats de voix des autres. L’alcool commence à faire son office. L’ivresse flotte ici et là. Tout le monde se sent bien. Déliés de toute promesse.
Soudain, tes mains se posent sur mes hanches. Tu te rapproches encore un peu. Ta bouche veut la mienne. Ma langue sort et frôle mes lèvres. Cela aiguise ton sourire. Cela aiguise ton désir. Tu m’embrasses, mon bassin bascule vers ton ventre. Mes mains glissent sur tes fesses, appuient un peu plus ton sexe durci contre le mien. Nous sommes prisonniers volontaires de notre bulle. Hors de ce lieu de mascarades. Personne vraiment ne fait attention à nous.
J’attrape une coupe de champagne et ta main. Tu m’entraînes un peu plus loin, m’adosses au mur en me glissant entre les lèvres un bonbon à la menthe forte. Ta main remonte un côté de ma jupe pour mieux me toucher. J’aime la douceur de tes doigts quand tu fais glisser mon string. Le regard abasourdi d’un grand brun se fixe sur ce carré blanc. Quand il redresse la tête, je lui souris. Dans ma gorge, la menthe s’écoule. Doucement. Ta main plonge rapidement dans ta poche et ce n’est qu’en sentant le métal froid contre ma peau que je reconnais des boules de geisha. Mon corps se cambre, mon clitoris bande et tu les enfonces dans mon vagin. Je te mords et un cri m’échappe. Toujours tout contre moi, par des mouvements de ton bassin, tu mimes un coït serein. Personne vraiment n’est pressé.
La musique sourd. Les autres s’échappent dans des tourbillons colorés et piaillards. Une caresse sur ta nuque et tu m’éloignes encore de la scène. Le grand brun semble tout chose. Le couloir semble désert.
Dans la salle de bain, ton sexe dans ma bouche apprécie la succion mentholée. Tu tires mes cheveux pour croiser mes yeux. Même en dehors de la fête qui bat son plein juste à côté, tu continues à murmurer. Nos doigts s’emmêlent dans ma crinière et tu imprimes ton rythme. Rapide. A la légère pression que tu me donnes, je sais que nous ne sommes plus seuls. Dos à la porte, je n’ai pas vu qui est entré nous rejoindre.
Tu me sodomises et elle est active à nos genoux. Là-bas, la musique coule à flots. Leurs rires aussi. Tout nous arrive assourdi. Tu jouis quelques secondes avant moi. Je te rejoins en criant ton nom. Exsangue. « Tu as aimé sentir sa langue ? »






août 20th, 2007 at 1:05
Mais bon dieu quelle puissance ! Quelle tension !! c’est fracassant, beau…
Je sens déjà s’installer la crainte d’épuiser tous vos textes.
Une pause ou j’implose.