Feel strange
Photo de Stefan De Lay
Me réveiller avec le corps ravagé de ces présences animales. La main au sexe, le cœur en transe. La respiration haletante dans le soleil renaissance. Quelques minutes encore à fermer les yeux, à refuser ces rais rouges, à agripper ces lambeaux d’échanges torrides.
D’où sortaient-ils ? A quoi ressemblaient-t-ils ? Je ne le saurai jamais.
La chaleur de ton corps tout contre mon corps et ton sexe caché dans le fourreau du mien, voilà ce qui m’avait réveillée. Sur mon ventre reposaient mes poignets liés d’un ruban de soie lâche. Mes yeux ne voyaient plus, aveuglés qu’ils étaient par un bandeau totalement opaque. Seule ta voix me guidait. Ni toi ni moi ne bougions.
Cette sensation de mouvements dans la pièce est devenue vraiment réelle lorsqu’une queue inconnue a pénétré ma bouche et qu’une langue non référencée a tenté d’approcher mon clitoris. Pour leur faciliter la tâche, tu t’es couché sur le dos en m’entraînant sur toi. L’homme est venu se placer au-dessus de ma tête. J’imaginais sa position : une main dans mes cheveux, l’autre posée à plat sur le mur, ses genoux de part et d’autre de nos visages pendant qu’il entrait et sortait d’un mouvement souple. La femme pouvait dès cet instant lécher mon intimité et la tienne. Je la devinais s’appliquant à passer sa langue de salope professionnelle sur tes couilles et ton anus. Ses cheveux longs frôlaient mes cuisses. Je la devinais blonde. Je la voulais blonde. A la peau mate.
Et toujours je m’accrochais aux chuchotis de ta voix. Tu voulais que je jouisse à la seconde où son sperme inondait ma gorge. Quel accord !
La tête renversée en dehors du lit, je vous ai sucé. Vous étiez à genoux. Ma blonde, tout en douceur et délicatesse, s’activait entre mes cuisses. L’homme vous enculait.
Vous m’avez sodomisée. J’avais la joue posée sur le lit, le cul en l’air, vos mains cramponnées à mes hanches. Il est venu s’allonger sous mon corps étendu. Vous m’avez prise tous les deux pendant que la suceuse laissait errer sa langue…
Me réveiller en me masturbant, toute humide. Des images de luxure flottant encore dedans ma tête.
Me rappeler vous avoir murmuré « J’aime cette idée où je suis offerte, abandonnée, où vous seul semblez mener la danse… »
Se dire que, décidément, vous êtes un dépaysement total. Vous taire que j’adore m’égarer dans votre univers et que…





avr 4th, 2007 at 10:27
Diablement efficace. J’aime beaucoup le soleil renaissance. Les points de suspension sont-ils une invitation à la poursuite du rêve ?