Califourchon

Photo de Eric Bernier

Quand j’entre dans la salle de bain, vous sortez juste de l’eau. Les gouttes d’eau cheminent sur votre peau. Un instant, je les regarde s’enfuir irrémédiablement vers le sol. Un instant seulement. Car votre sexe tendu crie famine et ma langue pointe déjà entre mes lèvres. Vous restez debout pendant que je vous lèche, telle une chatte nettoyant ses petits. Je m’applique à ne laisser aucune chance de survie à une seule goutte d’eau. En vrai, j’aimerais avoir mille langues pour titiller votre chair en mille endroits à la fois. Et surtout là. Et là.

Accroupie dans votre dos, mon visage caresse votre derrière d’homme. Jambes écartées, vous m’offrez votre anus que j’aurais léché avec application de toute façon. Je sens que vous ne perdez rien du spectacle qui se reflète dans le grand miroir. Vos yeux sont partout mais surtout entre mes cuisses sous ma robe retroussée. Aucun dessous. Mon string gît, abandonné solitaire au pas de la porte. De votre anus à vos couilles, peu de chemin. Ma langue poursuit sa route jusque le long de votre hampe. C’est alors que je vous avale et que vos mains dedans mes cheveux rythme la fellation. Jusqu’à la garde, passant outre ma volonté de jouer cette partition seule. Vous guidez et j’abandonne de bonne grâce, mes doigts glisser dedans ma chatte.

D’un même élan nos bouches s’attirent et d’un coup de reins vif vous vous entrez en moi. A califourchon, je suis. Face à vous. Avec force ma langue vous baise et pénètre votre bouche. Vous goûtez mes doigts en murmurant que vous aimez mon odeur. La préférez-vous à ce que je vous fais en cette minute ? Mon doigt dans votre trou, vous aimez, n’est-ce pas ? Oh oui, vous aimez. Laissez-moi me cambrer et vous offrir à sucer mes seins. Mordillez si cela vous chante. Suçotez si vous voulez. En appui sur votre genou, j’abandonne votre queue pour lui présenter mon petit trou. Glissez, monsieur. Enfoncez-vous jusqu’à la garde alors que ma main se ménage une place entre votre ventre pour mieux s’agiter sur mon clitoris.

Bouche à bouche, je vous sens arriver au grand galop, prisonnier de cet étui étroit. Jouissez ! Oh oui, jouissez ! J’aime vous entendre. Juste avant de me rendre.

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Cali Rise

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