Cocon
Photo de Christian Coigny
Il m’a appelée ce matin, le sexe à la main, le coeur en bouche.
Je l’ai deviné. Qu’il se caressait en écoutant mes silences.
Sur mes joues, il entendait couler mes larmes.
Nous avons mêlé nos rires au lieu de satiner nos peaux.
Ce jour-là, il était arrivé avec une brune incendiaire. Le genre de fille que les hommes regardent dans la rue même si elle porte des guenilles. Une bombe. De longs cheveux brillants, des seins généreux pointant sous un chemisier blanc noué au-dessus du nombril. Son ventre était plat, sa taille fine. Ses longues jambes nues se terminaient par une jupe courte à volants, la mode au coin des lèvres. A sa main pendait un sac fourre-tout. Tout à coup, elle se sentit ridicule en jean et pieds nus. Le tee-shirt avachi. S’effaçant de la porte, elle laissa entrer le couple.
Sans prononcer un mot et sans même la toucher, il lâcha sa compagne qu’il tenait jusqu’à présent par la main. On se demande bien pourquoi car, visiblement, elle n’avait aucunement l’intention de repartir en courant. Elle avait abandonné son sac contre ses pieds nus. Roy Young chantait Don’t call it love. Les minutes s’étiraient, sexuelles. Là, Il devint urgent de prendre cette liane noire. Son ventre la réclamait. Leurs lèvres s’embrassèrent violemment dans l’entrée. Pourquoi faire un pas de plus ?
Les langues bataillaient. En profondeur. Les mains s’agitaient. Curieuses. Elle sortit les aréoles sombres de sous le fin tissu et en avala tour à tour leurs pointes effrontées. Mordillant dents pointues, perverse. L’autre libéra ses seins du soutien-gorges pour en titiller les tétons. Arrogants. Arrogante. L’oeil silicate. Son jean fut ouvert et glissé jusqu’en bas de ses pieds. Offrant son cul nu aux yeux masculins. Alors elle poursuivit sa course lubrique entre ses seins fermes, léchant son nombril, disparaissant sous les volants, découvrant un string noir.
Je suis certain que tu mouilles déjà souriait-il dans le téléphone.
Epicés. Sous sa langue, les parfums intimes de la brune envahissait sa bouche. Sa partenaire se baissa pour manger sa bouche tout en fouillant dans son sac. Elles roulèrent ensuite au sol. Tête-bêche.
Savait-il que j’avais déjà glissé le gode entre mes cuisses ?
La jeune femme présenta un gode à l’entrée de son vagin alors qu’elle était à quatre patte au-dessus de son corps abandonné. Rouge et noir. Mêlée. Les mains sous ses fesses, elle enfonça sa langue. Loin. Son amante poussa le godemiché au même instant. Profondément. Roy et Beautiful les entouraient d’une bulle de soul langoureuse. Ses mains d’homme vinrent se poser sur ses hanches. Son gland caressa son anus rapidement comme un rappel sensuel.
Amuse-toi… Amuse-toi… J’entendais sa voix devenue rauque d’avoir joui. Amuse-toi…
La bouche perdue dans celle de la brune, le ventre empli de sexes, elle courait vers l’orgasme alors qu’il se perdait dans ses entrailles. Young riait sur les dernières notes de son album. Et dire qu’elles ne connaîtraient jamais leurs prénoms…
Tu m’as entendue jouir, n’est-ce pas ? tapait-elle sur le clavier. Je me suis retenue de jouir avant toi. Je t’évite les détails, vu que tu es débordé de travail.





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