Sexes et dépendances
Photo de Stefan De Lay
Bien sûr, vous aurez passé un merveilleux week-end. Bien sûr.
A l’évidence, le mien aura été de connivences avouées, de chasses gardées, de soleil gorgé. C’est évident. Si évident.
Pourtant. Pourtant, votre intonation me dira votre manque de moi aussi sûrement que vos silences expirés.
Toutefois, je tairai mes envies de ventres se cognant avec fureur contre une porte cochère. Je nierai ces brusques visions de sexes tendus et gonflés, prêts à livrer une bataille de chairs moites et parfumées. J’oublierai de parler de ces lèvres onctueuses qui frissonnent au moindre écho de vos pas. Toutes les fois.
Je vous détesterai encore et encore. Je vous traiterai de tous les noms usés, éculés par les amants depuis la nuit des temps. Ces noms dont j’ai déjà oublié l’existence. Dont vous ne connaîtrez jamais la musique dans ma bouche.
Et lundi montrera l’ourlet de sa robe alors qu’un dimanche à la campagne. Et lundi sonnera bang-bang I shot me down. Et lundi avouera un timide vorace « Comment êtes-vous habillée ? » Droit aux cœurs, monsieur ! Et mains aux culs.





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