Confessions de Fabrice Sopoglian
Hollywood et sa magie ne pouvaient qu’attirer Fabrice Sopoglian, trentenaire à la plastique irréprochable et à la tête emplie de rêves qu’il réalise les uns après les autres. Après avoir débuté très jeune en organisant des soirées cotées en France et créé sa propre société de production, Majestic Events, il se devait de gagner la colline aux étoiles et d’y faire sa place. Surfant sur la vague people, il sortait un premier roman, Les paroles de la nuit ne voient jamais le jour, qui connut un succès immédiat. Le temps d’apparaître dans une série télévisée américaine où il tenait le second rôle, The good, the bad and the lucky, et le voici déjà qui revient avec son deuxième livre : Confessions d’un paparazzi.
Confessions de Fabrice :
1. Bonjour Fabrice! Qu’est-ce qui vous a poussé à l’âge de 25 ans à organiser des évènements pour Quincy Jones ou Britney Spears ?
J’ai commence à organiser ma première soirée à l’âge de 17 ans au Whisky à Gogo à Paris. C’est à cette époque que j’ai signé un pacte avec sa majesté la nuit pour plus de dix ans de ma vie. Ces événements d’envergures n’étaient en fait que le résultat d’un travail fourni avec passion.
2. Avez-vous recueilli ces confessions de la bouche d’un véritable paparazzi ?
Oui, j’ai suivi ce paparazzi durant 1 an à Hollywood. C’était le seul moyen de vraiment comprendre ses réelles motivations.
3. Alexandre alias Rachid, le paparazzi du livre, a débuté sa vie pro à l’âge de 17 ans. Tout comme vous, non ?
“Karim’’ n’a pas vraiment eu d’éducation scolaire donc il a dû commencer sa vie d’adulte très jeune car autrement il aurait été destiné à un quotidien d’un jeune de banlieue à zoner en bas de son immeuble avec des rêves sans lendemain. Mon parcours est différent du sien : j’ai commencé jeune car mes rêves m’empêchaient de vivre ma vie d’adolescent, je me sentais en décalage avec les gens de mon age, j’ai donc fréquenté des gens plus âgés et j’ai beaucoup appris surtout la nuit, 10 ans de nuit c’est la meilleure institution scolaire au monde.
4. Si les paroles de la nuit ne voient jamais le jour, vos nuits sont-elles plus belles que vos jours ?
Mes nuits doivent surtout passer vite car je ne suis pas un homme de la nuit, je n’aime pas la nuit. C’est pour cela que je vis la nuit comme un vampire. Je trouve paix et sérénité comme le jour se lève.
5. Peut-on se lier d’une amitié vraie avec des peoples ?
Il y a différents ‘’People’’ les vrais et les faux ! Les vrais, ce sont des gens comme Al Pacino, Robert De Niro. Ces stars-là ne sortent pas pour avoir un téléphone portable gratuit et ne se mélangent pas. Ils ont gardé leurs amis vieux de 20 ans et ils ne donnent leur confiance qu’à très peu de gens. Quant à la seconde division des peoples de la nouvelle vague, ils sont souvent vos amis pour une durée très courte. Ils “grattent “et repartent. Ce sont souvent les mêmes qui ne durent pas dans le métier. Ils retournent d’où ils sont venus avec seulement quelques souvenirs de soirées people dont ils se gargariseront le reste de leur vie !
6. Préférez-vous être sous les feux des projecteurs ou devant ?
Sous les projecteurs, il fait souvent trop chaud…
7. Quel serait selon vous le Hollywood français ?
Ca n’existe pas. La magie d’Hollywood n’existe qu’à Hollywood !!!
8. Vous êtes né en 1975 et vous avez déjà une belle carrière derrière vous. Comment envisagez-vous l’avenir ?
Aller toujours plus loin dans mes rêves. Pour moi, ce n’est que le début du second chapitre de ma vie.
9. Le héros de votre roman n’a aucune morale et ne s’en cache pas. Et vous ?
La morale et les valeurs de ma vie font partie d’une éthique que j’ai toujours entretenue, j’ai toujours été l’avocat du juste avec un zeste de marginalité.
10. Finalement, qu’est-ce qui pourrait vous blesser le plus : une photo choc ou une phrase assassine ?
En fait, dans le milieu artistique, nous passons tellement d’années à vouloir toucher du doigt la célébrité qu’une fois que nous arrivons au niveau voulu, la mauvaise parole blesse. Je pense que nous vivons dans une aire où nous n’existons que par la critique. Par conséquent, il faut savoir jouer à dose homéopathique avec cette célébrité et avoir de l’humilité. Dans le cas contraire, c’est la descente aux enfers. Il faut savoir signer le bon pacte et parfois même, traverser l’obscurité pour savoir trouver sa lumière…
*Crédits photos Fabrice Sopoglian
Confessions d’un paparazzi, Fabrice Sopoglian, France Europe Editions
En apprendre plus sur le livre Confessions d’un paparazzi












jan 24th, 2011 at 4:15
Nous vivions dans une “ère”, et non une “aire” (surface)
Bel interview