Face to face

Photographie de Ernesto Timor

 

Tu me regardes et tu ne me vois pas. Etrange, n’est-ce pas ? Est-ce que c’est parce que je n’existe pas ou parce que tu aimerais voir quelqu’un d’autre que celle que je suis vraiment ?

Jeu de miroirs. Jeu de dupes. Jeu de jupes.

Jeu de miroirs. Kaléidoscope d’un diamant rouge et noir.

Loin de tes sentiers battus et rebattus, délimités par les bornes de ta vie, tu viens te perdre entre mes cuisses. Tu viens t’exploser dedans ma bouche. Tu viens t’enfoncer toujours plus loin en moi. Laissant des traces toujours plus profondes. Puis tu repars vidé. Heureux peut-être.
Tu me regardes de loin comme un objet curieux. Un truc obscène qui brille et qui brûle. Un machin dont les hommes rêvent, une sorte de poupée gonflable vivante.

Tu me regardes et pourtant, tu ne me verras jamais. Toi, l’homme qui imagine ce qui ne sera jamais ma vérité.

Tu me regardes toujours ? Es-tu bien sûr que c’est encore moi que tu contemples ? N’est-ce pas plutôt toi qui te mires dans ce miroir sans tain ?

Face à face. Juste une fois. Regarde cette salope que tu baises ! Celle qui t’ensorcelle à demi-mots. Celle qui te chuchote les phrases que tu veux entendre. Celle dont tu crains qu’elle ne parte en vrille façon liaison fatale.

Regarde au fond de mes prunelles ! Regarde ! Je m’abandonne et tu ne me vois pas. Pourtant, je suis là.

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Cali Rise

2 Responses to “Face to face”

  1. Moi j’ai vu, je vois et je me rer

  2. César l’avait dit différemment mais il est vrai qu’il parlait de tout autre chose…

    Vous vous “rer” ? J’avoue rester perplexe. Vous m’expliquez ? Merci.

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