Interview : Constance Verluca

Constance Verluca est une jeune chanteuse avec qui il va falloir compter. Son premier album, Adieu Pony, vient de sortir chez Warner et la belle n’a pas l’intention de s’arrêter là. Non contente d’aborder, avec maestria, des sujets inhabituels dans des chansons qu’elle co-écrit avec Julien Hirsinger, Constance répond à mes questions avec une ironie non-feinte.

Bonjour Constance. Dites-moi, où avez-vous jeté la clé de la porte du placard qui enferme Anaïs ?

Bonjour. La clé, c’est pas moi qui l’ai et Anaïs, je ne la connais pas mais il me semble qu’elle serait très capable de défoncer la porte d’un placard fermé à double tour.

Pony… Vous faisiez vraiment partie d’un groupe culte qui portait le nom d’un cheval ?

Le nom d’un poney, ça fait moins peur et c’est plus facile à coiffer. A jamais, je regretterai la disparition de ce charmant Pony, groupe mort-né qui nous a quand même permis à Julien Hirsinger et moi-même de passer quelques dimanches pluvieux dans des bars sordides à chanter nos trucs au dos de mangeurs de frites-merguez.

« Vive le chocolat, l’héroïne et la vodka » (Les trois copains) Réellement, vous carburez à quoi ?

Aux nuits de dix heures de sommeil comme à celles d’une heure et demi, à la square danse, au roulage de pelles, aux bains de mer et au champagne-amaretto.

« Je simule oh yeah je simule » (Je simule) Entre nous, vous pensez que c’est en vous conduisant ainsi que vous allez trouver un partenaire ?

Pour diverses raisons et celle-ci en fait certainement partie, plus personne ne veut de moi depuis que mes chansons sont publiques. Je crois que je vais me lancer dans la chanson d’amour italienne.

« Argent, je t’aime. Pour toi, j’ai sacrifié ma vie, et mes amours, et mes amis » (Le clown et le soldat)

Vous préférez être seule dans une Rolls ou amoureuse dans un Courtepaille? Moi j’hésite encore.

« Tu es laide, je suis jolie. Tu es glauque, je suis sexy. Tu es toute seule, j’ai plein d’amis. Ils m’aiment tous, je m’adore aussi » (Tu es laide) Qu’est devenue votre amie ?

Elle a fait un régime, est allée voir un super dermato, s’est acheté un amoureux, j’ai sauvé sa vie.

« Il pleuvait, la pièce montée était mouillée, bouh, c’était triste comme une partouze » (Blues) Vous avez enquêté pour savoir si les partouzes sont tristes à pleurer ?

J’habitais à une époque en face d’une boite échangistes, la vision un mardi après-midi de deux commerciaux qui sortaient de cette endroit, entourant une vague blonde de quarante ans à la démarche douloureuse a clos une enquête jamais lancée.

« Venez chez moi vous sécher, maman est partie pêcher » (Majeure) Une chanson qui évoque une jeune allumeuse vengeresse ?

Jeune certes, allumeuse, c’est possible, vengeresse, pas du tout, j’imagine que personne n’a jamais su lui faire de mal.

Et Matt depuis la sortie de l’album, il vous a appelée ?

J’ai reçu un coup de fil d’une copine allemande, Mathilda, qui me remerciait d’une telle dédicace. En revanche, l’autre jour, une de mes amies a rencontré M. Dillon lors d’un festival de cinéma en Amérique du Sud. Elle l’a informé qu’une ode à sa personne circulait en France, il a aimablement feint un intérêt débordant pour ce machin et lui a laissé son adresse mail. J’avais oublié cette histoire, ce soir je lui envoie un message.

« C’est faux. Je sais que c’est faux. On n’oublie pas les gens comme moi » (C’est faux) Ne seriez-vous pas finalement, mégalo et narcissique ?

Oui, entre autres, menteuse, tricheuse, lâche, perverse, égoïste, vaniteuse, paresseuse et pauvre.

Adieu Pony, Constance Verluca, Warner Music France

Le Myspace de Constance Verluca

About the Author

Cali Rise

Leave a Reply

Les tags XHTML sont autorisés: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <blockquote cite=""> <code> <em> <strong>