Parfums de stupre

Dessin de Serpieri

Dessin de Serpieri

L’été entre par les fenêtres ouvertes. Le vent chaud apporte des odeurs mêlées et enivrantes. Le grand lit bouge aux rythmes de leurs élans. Ils sont quatre à s’activer avec ardeur tranquille dans le soir qui se couche. Trois hommes pour une femme. Deux inconnus et eux deux. Elle a aimé leurs corps lorsque son amant les lui a présentés. Comme à l’accoutumée, elle ne sait pas qui ils sont. La condition est qu’ils doivent être beaux, proportionnés comme des dieux grecs. De leurs prénoms, elle se moque. Ils ne sont que l’instrument de leurs désirs.

Allongée sur le corps de l’homme qu’elle aime, sa bouche se fond dans la sienne. Ne le quittant pas des yeux, elle guide de sa main son sexe vers son vagin. Plaquée contre son corps, elle s’empale sur lui en douceur. Pas de brusquerie. Pas d’à-coup. Ses muscles serrent sa verge sans que son bassin n’entre dans une danse sardonique. Tous les deux sont soudés comme deux aimants.

Son excitation est telle que le premier homme la sodomise facilement. Le deuxième s’approche alors, tout sexe tendu. Redressant légèrement la tête, elle ouvre la bouche où il s’enfonce jusqu’à la garde. Savamment, il attend qu’elle s’habitue à sa texture, sa longueur, refoulant au loin son hoquet de nausée. Un coup d’œil à son partenaire du moment et ils entament leurs coups de reins au même rythme.

La belle gémit sourdement de plaisir. Sous elle, son amant contemple les testicules d’un autre qui viennent s’écraser sur son menton. Il voit sa langue qui se tend pour les lui lécher. Il aime ce spectacle. Il aime sentir une autre queue frôler la sienne au travers de la paroi si fine. Il aime le poids de ce corps qui s’abandonne. Il aime en entendre sa mélopée changeante. A l’écoute du moindre frémissement, il sait qu’elle est maintenant au bord de l’extase. Bientôt, elle va se cabrer, se tendre comme un arc bandé. Tous les trois pourront alors décharger au fond d’elle, l’emplissant de foutre. Et puis, les deux hommes partiront ailleurs, loin de leur bulle retrouvée. Le chant des grillons envahira la pièce où leurs corps s’apaiseront peu à peu…

 

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Cali Rise

No Responses to “Parfums de stupre”

  1. Brrrrrrrrr ce dessin de Serpieri donne des envies… ;-) Bisous amicaux !!! (dur dur de rester amical ! ;-))

  2. sourires. Bisous à toi.

  3. Le chant des grillons ?
    Un petit avant-goût de vos vacances dans le sud ?

  4. Ici aussi, il y a des grillons…

  5. Si je puis me permettre, le “elle ne sait pas qui ils sont” n’est pas tout à fait précis puisque l’on comprend dans la suite de récit que l’un des trois est un intime.
    Pour le reste, rien à redire :-)

  6. Vrai… A remanier… sourires

  7. L’ a t’elle vraiment vécu ou n’est ce qu’un magnifique fantasme ? Qu’importe. L’important c’est l’instant, là, juste au moment du paroxysme, au moment où elle et lui partagent cette éclosion, cette renaissance…
    Je sais le bonheur intense du partage quand elle explose de jouissance puis que les hommes objets partent car leur rôle est achevé, que l’orage s’apaise et qu’il reste la pleinitude qu’on ne peut bien partager qu’à deux.
    Je connais une femme … qui aimerait vous rencontrer.
    Richard

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