Delirium obnubile
Photographie de Laurent Benaim
Et votre corps nu se matérialise devant moi. Visions incandescentes et nébuleuses.
Vous vous pavanez fier et orgueilleux. Me narguez en souriant. L’œil de votre gland larmoie déjà en gémissant. Mes yeux s’écarquillent sur vos gestes de mâle en rut. Tel un satyre sorti de mon imagination, vous dansez savamment sans vos 7 voiles depuis longtemps oubliés.
Je vous suis dans vos dédales sensuels. Vous y précède, nymphomane rieuse.
Quand vos doigts agrippent mes cheveux pour attirer ma bouche tout contre votre queue, je résiste, joueuse.
Vous forcez, impatient décadent. Et je cède. Force aimant.
La bave aux lèvres telle une succube, je suce, je tète, je pourlèche. Votre anus s’ouvre sous ma langue plate et mes phalanges humides, cohortes animales, s’enfoncent au plus profond de vos entrailles. Votre joli petit cul ripe et défaille. Vos cris déraillent. Je vous adore nouveau dieu.
Au royaume rouge des plaisirs de la chair, les hermaphrodites sont rois.
Le tortillement balancé de vos hanches augmentent mon plaisir. Roulis de vagues ensorceleuses, elles m’emportent au-delà de moi. Je deviens homme baisant sa complice farouche et haletante jusqu’à ce que votre poigne me redresse et me cambre. Oraisons cannibales. Vous me bouffez le con et le cul y enfouissant votre visage, reniflant des odeurs bestiales et millénaires. Et dans un râle venant des premiers âges de la Terre, vous pénétrez avec délice dans le couloir étroit de la reine de vos vices.





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