Pomme C de Calogero
Zazie aux textes et Calo à la composition et « *c’est tout un programme », surtout, tout un album. Pomme C, c’est un album hermaphrodite, doux et fort, vibrant, brut. Animal.
Même si on reconnaît la patte de Calo, Pomme C est le prélude d’un nouveau cycle à venir, à n’en pas douter. Réalisé par Philippe Uminski, ce quatrième album a été enregistré en grande partie dans un petit village de Toscane, Pergolato et préparé pendant plus d’un an à Paris.
Zazie, ayant eu carte blanche, a abordé tous les thèmes qui lui sont chers. Ainsi Assez clair est une chanson contre la discrimination et le racisme, Drôle d’animal en est une sur la folie de l’homme : « *Je suis le dernier maillon / Un moins que rien / Un homme qui n’a plus figure humaine / Oui je suis bien le plus sauvage / Des fauves en cage / Je suis de loin le moins beau / A quoi me sert mon cerveau ? ». Mais la belle Isabelle place aussi Calogero pendant 4 minutes 38 dans la peau d’une femme avec Me dit-elle. Danser encore arrive comme une valse pour raconter le temps qui passe au son du clavecin juste avant Mélodies en sous sol qui commence sur les mesures d’une dispute père/ adolescent (« *on ne gagne pas sa vie en jouant de la musique ! ») avant d’envoyer des sons cacophoniques collant à la voix claire de Calo et vraiment, « *ça décolle ».
Quant à Je sais, c’est une pure merveille de sensibilité : un homme explique que même s’il n’a pas porté son enfant dans son ventre pendant 9 mois, il saura être là quand il le faudra et surtout, il saura l’aimer.
Mentions spéciales à Game Over (en rapport à tous ceux qui possèdent une console de jeux) et surtout à Pomme C qui résume parfaitement les questions que l’on se pose face au sexe virtuel.
Pomme C, un album qui résonne encore, même après la dernière note.
*Paroles de Zazie
Pomme C, Calogero, Mercury Universal Music France














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