Spéciale dernière, la presse papier s’est fait tirer !
La crise de la presse quotidienne nationale fait recette. La preuve nous en est fournie par Emmanuel Schwartzenberg dans un livre documentaire, Spéciale dernière Qui veut la mort de la presse quotidienne française ?
Qui a intérêt à ce que la presse se meurt ? A qui profite ce crime ? Car, en lisant Spéciale dernière, nous devinons bien vite qu’il s’agit bien d’un assassinat, d’un meurtre organisé depuis les années 1945.
Ainsi, au travers de documents très confidentiels auxquels l’auteur a eu accès, la réalité des vrais chiffres apparaît. Des tractations, des manœuvres plus ou moins honnêtes, des abdications ont eu lieu juste après la deuxième guerre mondiale effaçant d’un coup de baguette magique plus que bienvenue toutes les collaborations qui avaient eu lieu avec les nazis. Blanchissant certaines personnes, en engraissant d’autres comme celles appartenant au Syndicat du Livre, ces faits historiques ont sans aucun doute contribué à la perte de quelque chose de capital dans un monde démocratique : le droit de dire ce qu’il se passe en toute liberté.
Si aujourd’hui quelques titres comme Le Parisien, L’Equipe ou Les Echos tirent leur épingle du jeu, la plupart des grands quotidiens coulent. Des rotativistes aux salaires mirobolants alors que des journalistes crèvent la faim, des plans de licenciements qui ne ressemblent à rien et coûtent très cher, des ventes en kiosque qui s’effondrent, des abonnements qui disparaissent, de la recette publicitaire qui ne rapporte plus, Emmanuel Schwartzenberg ne nous cache rien.
Lire Spéciale dernière est un devoir. Tout faire pour que la presse quotidienne française vive en est un autre et combien important : nous avons besoin que des journalistes enquêtent et dévoilent des vérités.
Nous avons besoin d’hommes comme Emmanuel Schwartzenberg !
Spéciale dernière, Emmanuel Schwartzenberg, Calmann-Lévy 18,00 €












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