Envole-moi…
Prends-moi sur ce lit aux draps sans teint.
Prends-moi comme tu sais si bien le faire, de tes yeux et de ta bouche.
Entraîne-moi sur ces hauteurs que les autres n’atteindront jamais.
Cavale-moi jusqu’à ce que mon cœur explose en feux de Bengale irradiés.
Embrasons-nous à en crever nos vices.
Je t’entraînerai sur ces chemins oubliés si tu me tiens la main et le cul.
Je t’ondulerai sur ces instants paradisiaques, admirant tes hanches qui dansent, qui dansent, me troublant tant et plus.
Je boirai à ta source de plaisirs comme si ma soif était inextinguible.
Tu te nourriras de mes faims, engrossant les tiennes de salves blanches et crémeuses.
Toi et nos jeux qui feriez pâlir d’envie le vieux marquis… C’est un cyclone inspirant nous ouvrant les yeux sur un autre univers, nous lavant l’esprit comme un dessous neuf, nous éclatant les cons et les culs d’un rire diaboliquement érotique.
Envole-moi encore. A te baiser entre deux tombes de parfaits inconnus, simplement éclairés par des rayons de lune au goût de menthe poivrée, de cannelle, de cuir, de roses carminées et de tabac blond. Et de la sueur et des cheveux mélangés. Et de la salives et des souffles enlacés.
Et du vin au goût de miel.






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