Moriarty, quand famille rime avec talent
Une sœur et quatre frères. Voici la composition de Moriarty. Pour le reste, ces phénomènes n’ont pas confié grand chose. On sait juste qu’ils sont vraisemblablement d’origine américaine et qu’ils chantent en anglais. La voix de la chanteuse vire du grave à l’aigu, la musique oscille de la folk déglinguée au blues du sud en passant par une country d’un autre temps.
Private Lily distille l’histoire de la jeune Lily qui abandonne sa vie civile pour partir à l’armée sur le son d’une guitare ayant appartenu, paraît-il, à Joan Baez. Sur d’autres titres résonnent une cloche d’hôtel (Motel) ou des cris imitant un chien fou (Loveliness), un harmonica, une guimbarde, un violon (Whitemn’s ballad). Animals can’t laugh évoque parfois des accords de musique indienne où la voix de la diva s’envole dans des aigus étonnants. Oshkosh bend swingue doucement comme une berceuse chantée autour d’un feu de camps. Le moins que l’on puisse dire est que le tout donne un ensemble éclectique détonnant.
Moriarty semble toujours être en transe et au final, on adhère à leur univers en cessant de chercher à qui ce groupe étrange pourrait ressembler. Gee Whiz but this is a lonesome town est leur premier album. Gageons qu’il sera suivi d’une longue série !
Gee Whiz but this is a lonesome town, un voyage au pays de Moriartyland. Osez le visiter, vous en reviendrez plein de souvenirs riches d’un ailleurs fantasmagorique.
En concert le 15 octobre à la Maroquinerie.
Gee Whiz but is a lonesome town, Moriarty, Naïve, Deschamps et Makeïeff













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