Cicatrices de Ian Rankin
Récompensé par de nombreux prix littéraires dont l’Edgar du meilleur roman policier en 2004 pour Dernière chance pour Rebus, le Grand Prix de la Littérature policière en 2005 et le Diamond Dagger de la CWA en 2006, Ian Rankin avec Cicatrices nous offre la 14e enquête de l’inspecteur Rebus, son personnage fétiche.
Réputé tête brûlée, John Rebus se retrouve cette fois au milieu d’une affaire dans laquelle baignent des Goths, deux agents du ministère de l’Armée, un truand retrouvé mort, un assassin ex-SAS. Or ce maelstrom nerveux sert de prétexte à Ian Rankin qui va apporter un éclairage nouveau sur cet inspecteur complexe.
Dans une petite ville côtière au nord d’Edimbourg, deux adolescents sont abattus dans le foyer d’une école privée. Le meurtrier retourne ensuite l’arme contre lui. Seul un troisième élève, fils d’un homme politique véreux, survit. John Rebus est appelé par Bobby Hogan pour le seconder sur cette affaire qui s’avère être plus compliquée qu’elle n’en a l’air. Les mains ébouillantées par l’eau de son bain (du moins le prétend-il), Rebus qui ne peut ni conduire ni téléphoner ni allumer ses cigarettes demande à sa jeune collègue, Siobhan Clarke, de l’accompagner sur les lieux.
Outre sa superintendante, Gill Templer, Rebus doit aussi affronter deux enquêteurs dépêchés par l’armée ainsi que les Affaires internes qui enquêtent sur ses agissements au sein du CID de St Leonard’s. En effet, Rebus a été aperçu sortant de chez un truand notoire peu de temps avant qu’il ne meurt brûlé vif dans l’incendie de sa maison. Or, ce Fairstone harcelait Siobhan depuis plusieurs semaines. Et tout le monde sait que Rebus a pris sa jeune et talentueuse collègue sous son aile. John aurait-il pu ficeler Fairstone sur une chaise et allumer sous la friteuse avant de quitter les lieux ? Pourquoi Rebus a-t-il raté l’entrée au SAS ? L’un des adolescents tués dans cette fusillade n’était-il pas son neveu ? D’ailleurs, quels liens entretient-il exactement avec sa famille ? Et qui est donc cette jeune Goth que Rebus contemple sur Internet alors qu’elle est filmée dans sa chambre ?
Si James Ellroy a qualifié Ian Rankin de « roi du tartan noir », on peut lui faire confiance. Ian Rankin est passé maître dans le polar écossais. Cicatrices est dangereusement ambigu.
Cicatrices, Ian Rankin, Le Masque 420 pages 21,50 € Traduit de l’anglais (Ecosse) par Daniel Lemoine











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