Capitule-moi…
Le soleil glacé inonde la prairie aux poils encore blanchis. Un merle y court à bec que veux-tu. L’appel d’une mésange résonne derrière les vitres. Au loin, la Meuse frappe de son miroir les branches nues des bouleaux devenus aveuglants.
Tu es dehors. Occupé ailleurs. Offrant ton sourire carnassier à d’autres bouches. A d’autres yeux. Et je confiance. Je sédimente. Je maçonne. J’image il. J’image nous.
Ta bouche pleine de mon sexe, ma bouche pleine du tien, nous parlerions de tant de choses. Et déjà j’entrouvre les lèvres pour te dire…
Capitule-moi si tu oses ! Ni ordre. Ni supplique. Ni entourloupe. Je sais tes mains d’homme faire le signe de croix bénissant cette union au con sacrée. Une proposition renversante queue la tienne. Ni promesse. Ni question.
Oui, capitule-moi. Bascule mon regard fier jusque de l’autre côté du miroir. Par devant. Ou par derrière. Au jeu de l’amour et du hasard, les vierges outragées sont sodomisées par la vertu. Je nierai l’outrage. Tu oublieras ta vertu. Allons, viens. Capitule-moi cette fois.






jan 23rd, 2008 at 12:09
Il n’est pas très poli de parler la bouche pleine (surtout de sexes), mais tu es pardonnée bien volontier… Je capitule !