Interview Elément Particulier
Arrivé dans le monde des blogs en octobre 2005, Elément Particulier déballe sa vie de façon agaçante pour certaines, égotiste pour d’autres. Les hommes sourient, complices. Je l’observe s’ébattre. Je l’observe (se) débattre. Je l’observe disséquer la femme. En fait, cet homme m’amuse. Car en observant de si près la gente féminine, en livrant ses réflexions acides qui m’amènent toujours le sourire, Elément particulier se met à poil. Il se livre nu, avec sa bite et sans couteau. Mais avec le tranchant de la lame bien aiguisé. Intéressée, moi ? Toujours quand on baisse sa garde. Intéressant, EP ? A vous de voir…
Chimiquement, quel élément seriez-vous ?
Le Carbone, du charbon au diamant, le chemin semble intéressant.
Aucun commentaire autorisé sous vos notes. La banalité vous ferait peur ?
J’ai cherché d’abord en lisant d’autres blogs l’intérêt de l’intéraction, de l’échange, de la participation active sans jamais vraiment l’avoir trouvé pertinent, encore moins applicable à mon blog.
Le commentaire est cette soumission docile et honteuse aux jugements niais, qui le plus souvent m’écoeure, sur le lectorat de bloggeurs que j’apprécie. Je vais attendre encore pour m’apercevoir que peu de lisants, cernent.
Les blondes à fortes poitrines, ça vous parle ?
M’évade, m’enferme, me détruit, me ronge, me réconcilie, et commence généralement à me décevoir quand ça me parle. Mais indépendamment du bonnet.
Selon vous, la masturbation est-elle jubilatoire ?
Elle est ce témoin génant de la mécanique primaire absolument essentielle et le plus souvent insensée qui m’enferme dans un rôle de sous-homme de longues et quotidiennes minutes. Et la tendresse, bordel.
« Le souvenir sexuel abolit les échecs, surpuissant, érectile, il est un but qui dilue les objections de conscience. Inconstant, imperméable, il oublie sans comprendre, se borne sur un âge, un détail, un prénom et son corps. » Entretenez-vous un devoir de mémoires avec toutes les femmes qui vous ont ouvert leurs cuisses ?
Autant qu’on puisse lutter contre son contraire, il est bon d’envier celles qui s’oublient autant que de comprendre le peu qui restent. Le souvenir est une loi mystique et propre, comme elle est toujours cruelle et chaotique. Je ne garde que le pire.
Carpe diem et Meetic, tout un programme ?
Profiter dès aujourd’hui de la nouvelle connectée, pourquoi pas. Mais je ne le vois plus que comme un programme lent à la rentabilité douteuse. L’avenir est à l’archaïsme, l’avenir sexuel des occidentaux, à l’Est.
Si Anna était une chanson, quelle serait-elle ?
Anna est une chanson.
Les entremetteuses et les clubs… Où en êtes-vous de votre aversion ?
La recherche du morbide, glauque est une fenêtre ouverte sur le monde. Derrière le comptoir, autour des tables, les non-dits sinistres prennent une forme intense, lumineuse, bouleversante. Il faut être partout, le dominant et le soumis. Je ne fais que commencer mais le salut à un prix triplé.
« Baiser une femme de plus de trente ans m’apparaît de plus en plus comme une malsaine curiosité. Et il en faudra beaucoup pour que l’une d’entre elles me fasse partager sa chute. » Si je vous suis, une femme ne devrait plus baiser une fois qu’elle a dépassé trente ans. A quel âge estimez-vous qu’un homme n’est plus baisable ?
A chacun de ses âges, l’homme a cette affreuse capacité à se rendre compte que la fuite est la seule décision censée. Elle n’a pas d’autre consistance que l’accumulation. Une équation à prendre en
compte dans l’intensité sexuelle est la capacité, par la qualité et la vigueur. Mais je serai heureux de m’impregner sur quelques post-trentenaires dans une quinzaine d’années. Premièrement, qu’est ce qu’un homme baisable ? Je bois trop.
Votre bite… Vous en parlez souvent. Ces jours derniers, elle ressemblait à « un petit escargot déshydraté sorti du four ». Faut-il appeler un prêtre qui lui donnerait l’extrême onction ?
Elle se relevera sans doute avant, mais j’apprécie cet intérêt. J’en parle puisqu’elle semble souvent être l’actrice principale de ma relation à la vie, celle qui ose sans regrets. Incapable de s’adapter à autre chose qu’à l’essentiel, tant un même stimulus, une même situation, entrainent la même réponse. Cette caverne reptilienne est heureusement une attroce souffrance.
Pourriez-vous vivre éternellement dans un monde où n’existerait aucune femme ?
Effacez moi tout souvenir de ce sexe et Benny Hill.










jan 28th, 2008 at 9:02
Je suis fan.
Merci !
jan 29th, 2008 at 4:33
Il y a, dans l’ouverture des commentaires, un vrai risque (de niaiserie, de complaisance, …) mais parfois aussi les commentaires apportent une réelle plus-value, enrichissent le propos initial, le complètent, le contredisent éventuellement ; je n’arrive pas à concevoir mon espace de publication sans cette interactivité.
(Mais sur ce sujet, je suis le mouvement général, il est bien naturel qu’Élément Particulier soit à l’image de son pseudonyme !)
jan 29th, 2008 at 2:07
Le loup sort de sa tanière ! Les petites chattes bottées n’ont plus qu’a mal se tenir !
(dit-elle sans crainte la post-trentenaire