Soha, d’ici et d’ailleurs
Les parents de Soha sont sarahoui (Algérie), issus de la tribu des Ouled Saltane (les enfants du sultan). Sans doute est-ce pour cela que la très belle Soha a du soleil dans la voix. Mais ce tempérament de feu, cet esprit d’insoumission qui lui permet d’être libre quoi qu’elle fasse, elle le doit à sa mère, Yema. C’est aussi Yema qui lui a transmis l’amour de la musique.
Soha est pudique, entière, impatiente, rêve d’être un moine tibétain, adore Senghor et Césaire, Nelson Mandela et son père, Dedda. Et alors ? Soha (en patois jamaïcain, Soha signifie « et alors ? ») est avant tout une interprète pleine de vie et son énergie transparaît dans ses chansons qu’elle les chante en français, en anglais ou en espagnol. Le reggae dance hall, c’est là que la belle fait sa place. Mais Soha écoute, peaufine et se nourrit aussi des grandes voix féminines du jazz telles Sarah Vaughan, Billie Holiday et Ella Fitzgerald et sa rencontre avec Celia Cruz sera déterminante.
D’ici et d’ailleurs est un véritable tableau composé d’ambiances bigarrées, d’images, de senteurs, de goûts variés et de voyages. D’ici et d’ailleurs évoque le reggae ou le jazz, Cuba ou le Cap Vert, l’optimisme, la mélancolie ou l’espoir. D’ici et d’ailleurs est changeant comme la voix de Soha. Marseille peut être fière de son enfant.
*Crédits photos Laurent Colley
D’ici et d’ailleurs, Soha, EMI Music















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