par Cali Rise le
6 février, 2008
Categories: Californication, D’images et de mots
Tags: Aeric Meredith-Goujon, alcool, Alexandre, ambivalence, amour, animal, anus, as, ass, bouche, carré, cigarette, clitoris, cul, éjaculation, fellation, femme, fesses, gland, homme, jeu, jouet, Malesan, noir, orgie, Poison Kiss, queue, rouge, sexe, slave
fév 6th, 2008 at 1:09
J’ai chaud, madame ! Toi aussi tu sais le goût âpre du Malesan avant de prendre une queue en bouche ou de laisser sa langue faire des arabesques sur les lèvres australes d’une bien-aimée… Merci pour ce texte torride et bienfaisant.
fév 7th, 2008 at 2:35
Le Malesan est un des Bordeaux que je préfère, oui…
fév 7th, 2008 at 4:36
hé là, attention chère madame ! une cigarette, même pour deux, c’est VERBOTEN…
fév 7th, 2008 at 4:41
Z’êtes flic ? sourires.
fév 7th, 2008 at 6:06
pas vraiment, y a pour ainsi dire confusion sur le contrôle de vos papiers !! je suis représentant de commerce chez rizla+
fév 7th, 2008 at 6:49
sourires. Si ce n’est qu’une histoire de papiers et pas de contenu… Que pouvait donc contenir cette cigarette ? En même temps, qui s’en préoccupe à part vous, Joker. Seriez-vous un descendant de Triboulet ? De Brusquet ?
fév 7th, 2008 at 7:15
ch’connaissais même pas ces illustres zigues, votre altesse… vous dire le bouffon !
fév 7th, 2008 at 7:49
Vous me voyez flattée de vous avoir appris quelque chose.
Si vous pouviez retirer le votre altesse…
fév 7th, 2008 at 8:51
pas de soucis, majesté, si ce n’est que vous seule avez toutes les cartes de votre spip en mains si j’puis dire
je vous embrasse ?
fév 7th, 2008 at 8:56
Z’avez fini d’insister avec le majesté ? Manquerait plus que vous m’appeliez Royale et là, je vous jure, je vous colle une beigne.
fév 7th, 2008 at 9:14
vous me tentez, milady ? imaginez un instant que je prenne du plaisir à la correction
fév 7th, 2008 at 9:18
Triple oups piqué ! Imaginez que je prenne plaisir à ne pas/plus vous répondre ?
fév 7th, 2008 at 11:11
Un goût de plus que nous avons en commun. Bonne soirée, vous!
fév 7th, 2008 at 11:17
Si vous le dites…. Belle soirée à vous.
fév 9th, 2008 at 7:53
mmmmh encoore!
mar 7th, 2008 at 10:54
Que d’images remémorantes! Merci pour ces textes si enrichissants et adoucissants pour la peau et la pensée
Bien à vous,
Adrien
p.s. Merci d’avoir pensé d’écrire ces merveilles. Si vous ne les aviez pas écrites, je n’aurais pu me rappeler des doux souvenirs de mon passé si proche mais pourtant si loin.
adriwalter.skyblog.com Si vous voulez plus me connaitre et voir mes écrits
mar 8th, 2008 at 3:31
Adrien, savez-vous que vous m’effrayez quelque peu ? Si votre passé est déjà si riche, que vous reste-t-il à apprendre de la vie ?
I
On n’est pas sérieux, quand on a dix-sept ans.
- Un beau soir, foin des bocks et de la limonade,
Des cafés tapageurs aux lustres éclatants !
- On va sous les tilleuls verts de la promenade.
Les tilleuls sentent bon dans les bons soirs de juin !
L’air est parfois si doux, qu’on ferme la paupière ;
Le vent chargé de bruits, - la ville n’est pas loin, -
A des parfums de vigne et des parfums de bière…
II
- Voilà qu’on aperçoit un tout petit chiffon
D’azur sombre, encadré d’une petite branche,
Piqué d’une mauvaise étoile, qui se fond
Avec de doux frissons, petite et toute blanche…
Nuit de juin ! Dix-sept ans ! - On se laisse griser.
La sève est du champagne et vous monte à la tête…
On divague ; on se sent aux lèvres un baiser
Qui palpite là, comme une petite bête…
III
Le coeur fou Robinsonne à travers les romans,
- Lorsque, dans la clarté d’un pâle réverbère,
Passe une demoiselle aux petits airs charmants,
Sous l’ombre du faux-col effrayant de son père…
Et, comme elle vous trouve immensément naïf,
Tout en faisant trotter ses petites bottines,
Elle se tourne, alerte et d’un mouvement vif…
- Sur vos lèvres alors meurent les cavatines…
IV
Vous êtes amoureux. Loué jusqu’au mois d’août.
Vous êtes amoureux. - Vos sonnets La font rire.
Tous vos amis s’en vont, vous êtes mauvais goût.
- Puis l’adorée, un soir, a daigné vous écrire…!
- Ce soir-là,… - vous rentrez aux cafés éclatants,
Vous demandez des bocks ou de la limonade…
- On n’est pas sérieux, quand on a dix-sept ans
Et qu’on a des tilleuls verts sur la promenade.
Roman, Arthur Rimbaud, 29 sept. 1870