La première du Roadshow à l’Autre Canal !
Hier soir, dans une petite salle de l’Autre Canal à Nancy avait lieu le premier concert qui réunissait quatre artistes issus d’univers différents et, fait à souligner, signés par des labels différents.
C’est la jeune et espiègle Zoé Avril qui a ouvert le bal avec une chanson évoquant son arrivée à Paris et s’adressant principalement à sa maman. D’ailleurs, ses comptines acidulées où la belle épingle les travers des uns et des autres avec finesse évoquent souvent sa mère. Vous aurez donc remarqué que je n’ai pas vraiment adhéré à son show qui, pour reprendre une expression d’André Manoukian, sent un peu trop la savonnette sauf quand Zoé chante La cour d’école.
L’amusant dans un roadshow est que les vedettes sont pratiquement tous de vrais inconnus.
Zoé partie sous les applaudissements du public en partie conquis, débarquent sur scènes trois hommes éclectiques dont le chanteur, David Salsedo. Monté sur piles électriques, les jeans laissant apparaître son boxer Calvin Klein, l’auteur compositeur interprète laisse éclater son talent en versions punk acoustiques. Que ce soit avec les très beaux et différents titres Yeah Yeah, Mon amour (une chanson d’amour atypique et féline) ou Populaire, David exulte et sait s’approprier la salle. Il en cassera la corde de sa guitare folk sans que son complice d’exception, Jimmy D, (guitariste et choriste), ne sorte de sa bulle, habitué sans aucun doute à son énergie débordante, tout comme Christophe Pinheiro (guitariste et choriste). Le seul moment où Salsedo s’est posé calmement a été lors de son final magique : il a osé offrir à la salle une reprise étonnante des Korgis, Everebody’s got to learn sometime. Salsedo, à suivre de très très près, ne serait-ce que pour lui soutenir sa paire de jeans !
Après David Salsedo venait le tour de l’énigmatique Fred. D’emblée, on remarque la prestance de ce virtuose des six cordes, véritable dieu guitariste. Fred est un habitué des scènes de concert et cela se voit. Alors qu’il a les yeux fermés en quasi permanence, ce grand brun à la belle voix transpire le blues et le rock comme personne, un blues mêlé d’Afrique et d’épices au goût de revenez-y. Ecouter Fred sur scène, c’est entrer en transe avec lui. Imposteur, Hameçon, Veille, « Pas assez d’excitant dans mon Occident » chante-t-il. Fred promène son pessimisme avec maestria. La preuve en est avec A stop, morceau que je vous souhaite d’entendre un jour en live. Fred est tout simplement inclassable et c’est parfait comme cela. Courez vite vous procurer son album !
Mauss a clos un peut trop rapidement ce show, s’échappant au bout de 4 titres. Dommage que Fabrice, reconnu le rockeur le plus sexy de l’année par un magazine, soit parti si vite. A peine avons-nous eu le temps d’entendre 20 ans, Je recherche (sans Charlie), Avant de dormir que le jeune lyonnais entonnait Camarades en hommage à Grégory Lemarchal, son ami, et quittait la scène laissant le public étonné. Quelle mouche a-t-elle pu le piquer ?
Il faut dire que tous les quatre se sont découverts hier pour la première fois. Le Roadshow doit encore se rôder donc et il finira sans aucun doute par trouver ses marques. Souhaitons qu’à l’avenir la programmation soit un peu mieux équilibrée afin que chaque artiste comme chaque spectateur y trouve son compte.
Vous trouverez les dates des prochains concerts sur le myspace du Roadshowtour
Wine & Pasta, Salsedo, Run Fast Music Columbia
Mes graines, Fred, Columbia
Aux dernières nouvelles, Mauss, Universal Music
L’album de Zoé Avril sortira début avril, surveillez les bacs !










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