Le nouveau protocole
« Il ne s’agit pas d’une ordonnance, ni toi ni moi ne sommes malades. Non. Il s’agit d’un nouveau jeu. D’un jeu qui va te plaire. Je vais me payer ton joli petit cul. » La jeune femme raccrocha sans attendre de réponse. A l’autre bout de la ville, il souriait. Enfin ! Enfin, elle passait à l’attaque. Pour un peu, il en remercierait les dieux ! Béni soit le jour où son double féminin était entré dans sa vie. D’un commun accord, ils ne se voyaient que rarement. Trop aurait nui à leur relation si puissante. Personne ne savait qu’ils se fréquentaient. Sans doute, un jour prochain, il arriverait qu’ils se retrouvent au même endroit, au même instant, pour des raisons professionnelles. Lequel des deux serait alors le plus troublé ?
Voilà ! Les dés étaient jetés ! Déjà l’envie violente de le pénétrer la prenait au ventre, aux tripes, au cœur et à la tête. Avant toute chose, il fallait qu’elle s’occupe de l’hôtel. Hum, le Rotary ferait très bien l’affaire. En plus, son petit côté hôtel de passe ajouterait du piment à la chose. Restait à dégoter la chambre adéquate : avec miroirs. C’était impératif. Il fallait que leurs images se percutent et se répercutent. Et voyons…. Elle le voulait épilé, au moins des testicules à l’anus. Rien qu’à l’idée de glisser sa langue entre sa raie offerte, elle salivait. Oui. Elle ne le payerait pas aussi cher qu’une pute, non. C’était juste le froissement des billets sur son cul qu’il voulait et le fait qu’elle se conduise en cliente exigeante, en madame Claude. Il l’aurait. Oh oui, il l’aurait ! C’était dingue le don que cet homme avait de lui mettre le feu au cul, de la faire basculer vers son côté masculin pour ensuite la retourner comme une crêpe et la faire revenir sur son rivage de femme. « Tu es mon double. Différent de par ta nature et ton éducation mais tu es véritablement mon double. » Tous les deux savaient pertinemment qu’ils pouvaient aller très loin, plonger savamment dans les… Oui, leur duo était unique. La rareté de leurs étreintes faisait le reste. Ils n’échangeraient pas beaucoup de mots dans cette chambre. Elle allait lui demander de la rejoindre, de lui offrir un strip-tease sensuel, limite obscène. Oui, c’était cela. Obscène. Elle ne le voulait pas pucelle mais pute, affamée et suppliante. Il allait lui offrir son cul, écarter ses fesses à s’en blanchir l’anus, la queue dressée et palpitante. Elle le ferait hurler de plaisir comme elle seule sait le faire. Ça aussi, elle adorait. Comme le fait de ne pas savoir quand il ne se soumettrait plus et lui imposerait ses volontés.
Nerveusement, elle tapota les chiffres du numéro sur le cadran du téléphone. 01 48 74… « Bonjour. J’aimerais réserver la chambre numéro… »
Mais avant ce jour précis, la jeune femme allait profiter de son statut éphémère de dominant. Son emploi du temps ne lui permettait pas de le rejoindre rapidement, raison de plus pour maintenir l’excitation tendue à son maximum. Il allait lui envoyer des photos qu’elle lui réclamerait. Elle songerait aussi à lui demander de lui laisser un message sur son répondeur. Oui, l’entendre gémir son manque lui plairait absolument. Elle le tenait littéralement par le cul. C’était une sensation nouvelle pour elle comme pour lui. Quelque chose qui ne durerait pas. Ni l’un ni l’autre ne le voulait. Mais cette fois… Cette fois, elle allait le pénétrer comme jamais, lui malaxer les fesses, les lui pétrir, les lui claquer. Elle allait l’ouvrir comme un fruit trop mûr, le dilater à lui en faire perdre la tête. Elle le dominerait, jouirait de le voir jouir. Elle le visserait au lit, cramponné aux draps froissés, la tête perdue dans l’oreiller, la mâchoire convulsivement serrée sur le tissu. Il remonterait sa croupe trempée, elle la lui abaisserait pour qu’il l’offre plus tendue, encore et encore. Il réclamerait, supplierait, crierait qu’elle le viole. Il ne serait plus qu’un cul. Et ce cul, elle allait le baiser.






mar 20th, 2008 at 4:41
Ca laisse rêveur !
On s’y met quand ?
mar 20th, 2008 at 6:28
Ce nouveau protocole n’a rien à envier à celui de Kyoto pour ce qui est des changements climatiques internes qu’il induit…
Encore un grand texte! A quand votre couronnement à Romans ou sous la coupole ?
mar 20th, 2008 at 6:30
Oui ? Vivez vos rêves…
Vous, je ne sais pas mais vous êtes bien assez grand pour décider de ce que vous faites et avec qui.
mar 20th, 2008 at 6:32
Toujours aussi flatteur !
Pour Romans, il semblerait que ce soit à nouveau mal parti. Les voies du seigneur sont impénétrables, paraît-il.
avr 14th, 2008 at 3:48
Ahhhh…. Le Rotary….
J’en parlais justement ce midi à une… relation pro(c?)tocolaire.
avr 15th, 2008 at 1:10
Je vois que monsieur a des relations (profondes)