Selon Raphaël, la terre est plate
Raphaël, vous voyez ? Mais si, cet homme à la gueule d’ange ! Allez, un petit effort. Faut tout vous faire à vous ! C’était le temps d’une autre année Le temps des néons allumés Le temps des témoins des colombes Le temps de ma vitesse et de l’ombre Le temps des lettres jetées au feu Le temps où on était heureux (Le vent de l’hiver. Cette chanson qu’on nous diffuse depuis des semaines matin et soir, soir et matin. Vous l’avez ratée ? Mais vous étiez où ? Enfin ! Cette voix qui semble moins filet de voix quand on écoute son album que lorsqu’il est sur scène entouré de musiciens qui ne font pas semblant de jouer. Vous y êtes ? RA- PHA- EL !
A part rendre toutes les jeunes femmes hystériques dès qu’il apparaît, que fait-il de beau dans sa vie ? C’est marrant, dès que ce chanteur sort un nouvel album, tout le monde lui saute dessus et s’empresse de le descendre. Idem quand Levy sort un roman. Il faudrait enquêter pour savoir si ce sont les mêmes personnes mais, j’ai pas le temps et surtout, je m’en moque comme de mon premier biberon.
Je sais que la terre est plate nous murmure Raphaël, la flûte qui l’accompagne est vibrante, le tempo bien amené, comme les chœurs. Alors quoi ? Faut le tuer parce qu’il raconte sa vision de l’amour ? Je sais mon amour ce qui compte Et je connais ta bouche Et je connais ton âge (Je sais que la terre est plate).
Le temps de se remettre de ses vérités voici Adieu Haïti. Magique ! Est-ce le mélange de la voix de Raphaël à celle de Frederick Toots Hibbert ? Le rythme ? Les percussions ? Le saxo ? Quoi qu’il en soit, la magie opère. On devient cet immigré marchant dans les rues de la grande ville, le Bon Dieu dans sa poche.
Autre ambiance, autre chanson. Celle qui raconte la vie de la petite fille de Suzie Wong, jeune femme à la vie débridée. (Pour ceux qui ne comprendraient pas le texte : cette jeune chinoise est une pute.) J’aimerais la mettre sur la paille Ca nous changerait des trottoirs Où je la vois qui s’éloigne Le soir au fond des dortoirs J’irai dans sa jonque J’oublierai ma honte J’ai le cœur délicat Je sais comment il bat. (La jonque Boris Bergman/Raphaël Haroche).
Et Raphaël oublie sa tonkinoise le temps de livrer un slow tout en pénombres (Quand c’est toi qui conduis). J’aime bien les taxis de nuit Quand ils me ramènent à la maison J’aimais bien notre histoire Surtout la première année T’embrasser dans les bars Et ton pas dans l’escalier Est-ce que tu peux me raccompagner ? … J’aime bien le cinéma quand c’est toi qui racontes la fin Quand tu le dis du bout des lèvres quand tu me laves les cheveux Quand tu crois que tout va bien Que tu chasses la peur dans mes mains Est-ce que tu peux me raccompagner ? Je ferme les yeux quand c’est toi qui conduis J’aime bien fermer les yeux et que le monde disparaisse.
Fermer les yeux et s’envoler avec Concordia (Gérard Manset/ Raphaël Haroche – Stéphane Eicher) au texte sublime, à la lenteur délicate autant que les ailes de ce petit avion. Tendez l’oreille, vous entendrez son vol… et son crash.
Libres à vous de faire comme si Raphaël n’existait pas, comme s’il était un incapable, un faux-chanteur, un raté prétentieux qui se prend pour un immense artiste. Raphaël est là, son univers se déploie. Ça vaut peut-être le coup de prendre le Transsibérien (Musique Raphaël Haroche) et d’oser ce beau voyage.
Je sais que la terre est plate, Raphaël, Delabel Hostile
Site officiel de Raphaël
Concerts :
07/11/08 : Nantes , Zenith
08/11/08 : Rennes , MuzikHall
11/11/08 : Lille , Zenith
14/11/08 : limoges , Zénith
15/11/08 : Orléans , Zénith
16/11/08 : Caen , Zénith
18/11/08 : Bruxelles , Forest National
21/11/08 : Dijon , Zénith
22/11/08 : Strasbourg , Zénith
25/11/08 : Saint , Etienne , Zenith
27/11/08 : Genève , Arena
28/11/08 : Halle Tony Garnier
29/11/08 : Clermont Ferrand – Zenith
02/12/08 : Marseille , Dôme
03/12/08 : Montpellier , Zénith
05/12/08 : Toulouse , Zénith
06/12/08 : Bordeaux , Patinoire
07/12/08 : Pau , Zénith
09/12/08 : Rouen , Zénith
12/12/08 : Paris , Bercy
15/12/08 : Paris , Olympia














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