Interview Etienne Liebig
1- Et si vous me racontiez votre première fois ?
J’avais 14 ou 15 ans, j’étais en garde chez une amie de ma mère, conseillère conjugale à l’église ST Jean Baptiste de Noisy-le-sec. Femme sûre à tous points de vue et mère de trois enfants. Par manque de place, j’ai dormi dans son lit, elle devait avoir 40 ans , dans la nuit, j’ai effleuré ses fesses à plusieurs reprises avec mes mains puis voyant qu’elle ne disait rien avec mon sexe. J’ai insisté jusqu’à ce que sa chemise de nuit se soulève et que ma caresse ne soit plus interprétable comme un hasard des mouvements nocturnes. Elle a pris les choses en mains et m’a léché. En trois minutes c’était joué on s’est rendormi. Le matin je l’ai pénétré … disons… 1mn 20 . C’était de la pédophilie pour les psys, un merveilleux moment pour moi !!!!
2- Vaut-il mieux parler la même langue ou savoir jouer de la langue ?
Je suis un saxophoniste. Entre chaque note on donne un coup de langue. Ce qui développe de manière insensée l’agilité linguale. Dis le à toutes tes amies.. Par ailleurs, je suis resté au stade oral et je ne peux imaginer l’amour sans succion…
3- Que préférez-vous goûter ?
J’aime goûter le sentiment de gêne passagère quand on tente des trucs qui peuvent mettre mal à l’aise (annilingus par exemple ou cunilingus après le boulot quand on a pas eu le temps de se laver !!!!
4- Selon vous, coucher, ce n’est pas jouer ?
Coucher c’est jouer à 100%
5- Est-il plus difficile de regarder sans toucher que de toucher sans voir ?
Je suis très voyeur, ça ne me dérange pas de ne pas toucher !
6- Un bon coup pour vous, qu’est-ce que c’est ?
Une expression immonde et machiste.
7- Etre amoureux et aimer. La différence réside-t-elle dans l’expression ?
Ce sont des petits euphémismes ou litotes subtils pour ne pas dire « je t’aime » qui engagerait trop !! on triche et on se garde une porte de sortie. Je suis amoureux de toi et… peut être d’une autre en même temps !!
8- Est-il plus facile d’être regardé sans être touché que d’être touché sans être vu ?
Ca dépend de l’image que l’on a de soi. En prenant de l’âge on se montre moins et dans le noir c’est pas mal. On trouve des excuses mais le fond c’est ça…
9- Vous mettez-vous plus aisément à nu que nu ?
J’ai peu de pudeur physique et psychologique ! je déteste les faux semblants !
10- Quel est le comble du cru ?
La scène de la masturbation avec le sperme sur les oreilles dans « mary à tout prix » Un film qui est bourgeois et tout public mais qui veut choquer les bien-pensants avec une morale d’évangélistes traditionalistes. Tous ces films et séries cul sans cul avec morale me débecte et sont crus et vulgaires.
11- Plus on éclaire, plus il fait sombre. Cela vous gêne ?
Avec la mort progressive et annoncée de la psychanalyse et des psychanalystes, on devrait avoir le droit de voir plus clair en allumant la lumière et ne pas plonger dans l’obscurantisme bourgeois ni religieux !!
12- « Quand j’étais petit, je n’étais pas grand. Je montrais ma lune à tous les passants. Maman me disait « Veux-tu la cacher ! » Je lui répondais « Veux-tu l’embrasser ? » Cette comptine de cour d’écoles qui évoque des choses interdites vous choque-t-elle aujourd’hui plus qu’hier ?
Il est nécessaire que les fantasmes de l’interdit et des tabous s’expriment dans les chansons d’enfants et les comptines. Le caca le pipi etc, nécessaire et rigolo.
13- Qu’évoque pour vous le mot couple ?
La mante religieuse d’une part et Jésus et Marie-Madeleine d’autre part.
14- Quel(s) souvenir(s) évoque(nt) pour vous le mot « lit » ?
Le déménagement d’une vieille riche avec un lit de 100 kilos que j’ai pris sur le dos dans un escalier.
15- Si j’écris le mot « sexe » au pluriel, il devient un palindrome : « sexes ». La lettre « x » en devient le centre. Qu’y voyez-vous ?
Un hasard de la langue, un poil sémantique.
© Copyright Cali Rise
Je n’ai jamais rencontré Mitterrand, ni sa femme, ni sa fille, Etienne Liebig Editions La Musardine











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