Sex and the City, le film
Le film tiré de la série éponyme est sorti hier au cinéma et déjà de nombreux critiques lui reprochent d’être en quelque sorte une bande annonce publicitaire de deux heures et demie favorisant les grands créateurs tels Dior, Westwood, les grandes marques et j’en passe. C’est oublié que le tutu porté par Sarah Jessica Parker (Carrie Bradshaw) dans le générique de la série n’a coûté que 5 dollars. 5 dollars pour un mythe, c’est peu, non ? Oui mais le film n’est pas la série ! Exact ! En même temps, quand je paie ma place de cinéma, je me concentre sur l’intrige pas sur le nombre de robes que peut porter l’actrice principale.
Bien sûr, toutes les comédiennes présentes dans la série ont rempilé pour LE tournage. Créée en 1998 par Darren Star et récompensée la meilleure série comique 3 années de suite par des Golden Globes, Sex and the City fut arrêtée en 2004 alors que le monde entier découvrait le prénom de Big affiché sur le téléphone portable de Carrie.
A quoi pouvait-on s’attendre comme scénario ? A tout et n’importe quoi, peut-être. Ce qui aurait été vraiment dommage pour une série devenue cultissime pour un public aussi nombreux que varié : jeunes et vieux, hommes et femmes, hétéros et homos, tous étaient dans les salles hier. Sex and the City commence par un résumé des dix années passées raconté par Carrie Bradshaw. Ce qui permet aux spectateurs ayant échappé au syndrome fans absolus de se familiariser avec les principaux personnages.
Résumé :
Après avoir publié trois livres tirés de ses chroniques, Carrie Bradshaw va enfin habiter avec Big dans un immense appartement. Sous réserve que son amoureux l’équipe d’un immense dressing pour qu’elle puisse y ranger toutes ses tenues et ses chaussures et, sous réserve aussi qu’elle accepte de vivre dans cet appartement qui ne lui appartient pas. Big, qui veut seulement Carrie et rien d’autre, lui propose alors le mariage. Samantha Jones qui a toujours été contre cette institution conseille à son amie de lui préférer le botox, car « le botox, ça marche à tous les coups ! » Charlotte York qui, elle, file le parfait amour avec son deuxième mari et leur petite Lily est ravie. Miranda Hobbes qui vient d’apprendre que le père de son fils l’a trompée une seule et unique fois, l’est beaucoup moins. Alors que Big pensait juste passer devant monsieur le maire, la cérémonie finit par devenir un rassemblement d’invités de plus en plus nombreux et une débauche de luxe en tout genre. Toute la presse s’empare de l’affaire et Vogue publie un reportage sur Carrie Bradshaw, la célèbre chroniqueuse de 40 ans qui se marie enfin ! Le jour J, John se défile. Carrie est atterrée. Samantha achète alors 3 billets d’avion pour elle, Charlotte et Miranda afin que toutes les 4 partent à Mexico, dans la maison réservée pour une nuit de noce qui n’aura jamais lieu.
Si la série était la plupart du temps hilarante, le film ne l’est pas de bout en bout mais déjà, plusieurs scènes devraient devenir cultes. Ainsi, celle où Samantha s’étonne de la pilosité pubienne de Miranda : « Charlotte aussi est mariée, ce n’est pas pour autant qu’elle tente de concurrencer la forêt vierge ! » ou quand la dite Charlotte succombe à la non-digestion de ses pots chocolatés ou encore celle où les 4 amies évoquent la sexualité des couples mariés devant la petite Lily : « J’ai toujours adoré le coloriage et si je pouvais, je colorierais plusieurs fois par jour » (surtout que la petite fille décrochera le téléphone de Carrie en disant “Sexe !”) tout autant que la scène montrant Samantha acheter un petit chien qui continue à avoir des ardeurs sexuelles alors qu’il a été castré ou quand la belle salive derrière son grand chapeau en zieutant son voisin ou, plus tard, la même Samantha jouant avec des sushis alors que le téléphone sonne. En fait, la majorité des moments comiques du film sont ceux où figure Samantha. Si Sarah Jessica Parker détient le rôle titre, la série comme le film n’auraient pas eu autant de succès sans Kim Catrall dans le rôle de la femme croqueuse d’hommes et sans les vues splendides des quartiers de New York, bien sûr.
Une chose est certaine aussi : toutes ces actrices sont magnifiques aussi bien habillées que nues. A plus de 40 ans, voire 50 pour Kim Catrall, oser se balader dans des tenues extravagantes ou carrément sans maquillage, c’est sacrément culotté !
Sex and the City, le film réunit tous les ingrédients pour battre Le diable s’habille en Prada ou encore Le journal de Bridget Jones : le (fou) rire et l’émotion, l’intelligence et la crudité des dialogues et juste ce qu’il faut de belles parures et de belles voitures pour faire rêver.
Ne boudez pas le plaisir de découvrir sur grand écran, le film issu de la série qui a révolutionné l’approche de l’amour et du sexe dans les fictions ! Pour une fois qu’on parlait de cul avec humour et sensualité ! Pour une fois qu’on osait montrer une femme qui aimait baiser ! Osez Sex and the City !
Sex and the City, the movie de Michael Patrick King
Le site officiel de Sex and the City, le film















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