Attouchements autorisés
Ils sont là, tous les deux. Assis face à face sur le lit. Nus, comme sur une estrade. Dam a les jambes repliées, presque façon tailleur. Scribe s’est glissée entre ses cuisses, ses longues jambes ceinturent la taille de son compagnon. Leurs bouches et leurs sexes s’embrassent. Elle sent le sexe dur de son amant qui palpite tout contre le sien, humide.
Qui a eu l’idée de ce jeu où la torture consiste à s’interdire toute pénétration ? Scribe ? Dam ? Ils sont autant joueurs l’un que l’autre. Tout contre ses lèvres, elle lui parle. Il caresse ses mots avec les siens tout en rapprochant délicieusement ses mains de ses fesses. « Si tu me provoques, moi aussi… » Scribe délaisse le torse de Dam pour diriger ses doigts vers le joli petit cul mâle. Ses paumes se posent sur la peau, ses doigts furètent ici ou là, se frayent un passage entre sa raie. Sans forcer plus avant leur course. Non. « Terriblement envie de te faire tortiller du cul jusqu’à l’affolement. Une folle envie de t’entendre me supplier. M’ordonner de te prendre. Envie de rires, de sexe. De violence et de douceur. Envie de toi. De tout de toi. Là, si quelqu’un plongeait dans mes yeux, il te verrait évoluer dans des poses indécentes » « Cochonne, va ! Je vois tout. Miam ! »
Ils fument. La pose est toujours la même. Plus ou moins. De sa langue, Dam agace les tétons énervés de sa belle. Scribe a posé ses mains à plat, loin derrière elle. Sa tête est renversée, gorge offerte. Leurs sexes toujours se baisent. « Si j’ai envie de te mordre et de te sucer, ça te fait quoi ? » « Frémir. » Elle se redresse, le regarde et lui sourit. « Envie d’une douche » « Va pour la douche. Ne m’en veux pas si je cède à l’envie de mater ton joli cul… Envie de voir ta bouche luisante autour de ma queue douloureuse de tant bander. Et de placer mon visage au plus intime, entre tes cuisses lisses pour te boire… »
La cabine de douche est envahie de vapeurs et de soupirs. Les murs carrelés reçoivent le choc des corps qui se cherchent. Et c’est elle qu’il plaque à la paroi pour s’accroupir entre ses cuisses. Son visage se perd dans tous ses fluides odorants. Il touche. Des lèvres, de la langue, de la pulpe des doigts. Il touche sans jamais pénétrer. Scribe gémit, se tortille, se cambre. Il rit. Ils rient. Et puis, c’est lui qu’elle colle aux carreaux pour s’agenouiller et attendre. Ils patientent. De longues minutes. Leur respiration se fait de plus en plus lente. L’eau ruisselle sur leurs corps attentifs. Scribe contemple le sexe lourd et épais. Entre les gouttes d’eau qui éclatent tout autour d’eux, elle croise le regard de Dam. Alors, elle approche son visage, entrouvre ses lèvres et pose ses paumes contre ses cuisses musclées. Elle boit. Elle le boit. Elle boit sa pisse. En tremblant de cette offrande. De cette complicité si rare… Elle le boit. Juste avant qu’il ne glisse sa queue avide dans l’orifice qui a reçu sa pluie dorée. Juste avant qu’il ne se penche pour l’embrasser à pleine langue. « Ton corps mouillé, là, maintenant, je veux le violer… »





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