Carla Bruni, Comme si de rien n’était
Deux ans après son deuxième album que beaucoup ont oublié, Carli Bruni revient avec un album qui n’a rien à voir avec ses précédents. Oubliée la seule guitare, Carla Bruni s’est entourée cette fois de musiciens tels que Denis Benarrosh, Laurent Vernerey, Freddy Koella, Michel Amsallem, Thierry Farrugia, Charles Pasi, Dominique Blanc-Francard mais aussi Benjamin Biolay pour l’arrangement des cordes sur L’amoureuse avec Christophe Morin au violoncelle, Karen Bruno au 1er violon, Elsa Benabdellah au 2ième violon et Florent Bremord à l’alto. A noter que Julien Clerc a composé la musique de Déranger les pierres.
Pour autant, Comme si de rien n’était ne ressemble pas à un album de groupe, non. C’est bien l’œuvre d’une artiste qui n’hésite pas à mettre en musique un poème de Houellebecq, La possibilité d’une île, à adapter un lied de Schumann, Je suis une enfant comme à reprendre un titre de Dilan, You belong to me et un titre de l’anarchiste italien, Francesco Guccini, Il vecchio e il bambino entourée par une belle équipe dont Bénédicte Schmitt au son faisait partie. Serait-ce parce que Bertignac n’est pas intervenu que cet album sonne différent ? Sûrement. Dominique Blanc-Francard a su parer les créations de Carla Bruni d’une richesse nouvelle. Mais pas seulement. La voix si spéciale de l’artiste est plus assurée, comme plus mature. D’ailleurs, si elle évoque toujours l’amour avec une façon qui n’appartient qu’à elle, plusieurs titres parlent du temps qui passe. Un petit côté mélancolique qui contrebalance parfaitement le côté joueur et espiègle de Carla Bruni. « J’ai la joie du désespoir » dit-elle.
Comme si de rien n’était fleure bon la pop, le bluegrass et le jazz, les rythmes et les mélodies sont variés, les textes reconnaissables (certaines expressions employées dans son premier album ressortent dans quelques-uns de ses textes-ci) touchent juste. Un bien bel album que celui-ci !
Mentions spéciales : Ta tienne (Moi, je craque !), Tu es ma came (Superbe), Je suis une enfant (des premières notes de Schumann au tempo slow des années 60 aux paroles)
Comme si de rien n’était, Carli Bruni, Naïve















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