D’Hypérion à George Sand

Madame George Sand,

Depuis que je pense à vous et à vos

mots si doux, je cherche à vous répondre en

si belles formes , je ne pense qu’à baiser votre

papier à lettres, et je ne pourrais pas prendre le re-

-cul qui s’impose. Partout dans mes pensées et même dans mon

rêve, mon amour chaste et pur se joue de ma vie, et quand je vous re-

lit, je sens que bout en moi , l’envie forte et divine de vous

dire : Madame faites vous rare, vous êtes mariée, et si je vous fais

prendre dans une vilaine tournure, due aux effets des heures que je passe à

écrire, de doux mots d’amours platoniques , que votre servante fait contre-

bander… Accordez-moi quelques temps, pour vous montrer ma

flamme, je me ferai curé pour que vous n’ayez blâme, et partirai en or-

bite, longue et de large contour, mais jamais loin de vous..

Je vous sais gré Madame , de savoir qu’a genoux , je vous dis cette ode :

J’aimerais qu’elle vous plaise, Madame , autant qu’elle tend vers vous.

Hypérion

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Cali Rise

No Responses to “D’Hypérion à George Sand”

  1. “Je suis très émue de vous dire que j’ai

    bien compris, l’autre jour, que vous avez

    toujours une envie folle de me faire

    danser. Je garde un souvenir de votre

    baiser, et je voudrais que ce soit

    la une preuve que je puisse être aimée

    par vous. Je suis prête à vous montrer mon

    affection toute désintéressée et sans cal-

    cul. Si vous voulez me voir ainsi

    dévoiler, sans aucun artifice, mon âme

    toute nue, daignez donc me faire une visite,

    et nous causerons en amis, et en chemin,

    je vous prouverai que je suis la femme

    sincère, capable de vous offrir l’affection

    la plus profonde et la plus étroite

    amitié, en un mot, la meilleure amie

    dont vous puissiez rêver. Puisque votre

    âme est libre, alors que l’abandon ou je

    vis est bien long, bien dur, et bien souvent

    pénible, ami très cher, j’ai le cœur

    très gros, accourez vite et venez me le

    faire oublier. A l’amour, je veux-me sou-

    mettre entièrement. Celle qui vous aime.”

    Réponse de la bergère à son Alfred…

    Je rage de n’avoir pas le talent suffisant pour écrire de telles lumineuses évidences à Scribe, ou mieux, à vous même, chère et merveilleuse Cali.

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