Feux rouges

J’ai un plaisir fou à me balader en voiture l’été!

Les trottoirs sont plein de jolies filles. Il fait chaud. Ma 206 décapotable me fait profiter de la brise, et j’ai une vue à 360° !

Le petit jeu des démarrages canons m’amuse toujours autant et ce n’est pas sans intérêt que je vois cette Mini Austin, décapotée elle aussi, se faufiler dans la circulation, manifestement à ma poursuite.
Ah! ces mecs au volant ! Tous les mêmes ! Clignotant à droite, il s’engouffre dans l’espace libéré et arrive à ma hauteur. Petit coup d’œil pour jauger le concurrent… C’est une femme ravissante qui se trouve à mes côtés !

Je ne m’en n’étais pas rendu compte dans le rétroviseur, son casque de cheveux courts lui donnant de loin un faux air masculin. Dieu, ce visage ! Ardent, passionné comme je les aime ; le nez fier et droit affirme sa curiosité ; son menton est décidé et ses lèvres ! Fines et gourmandes, elles me lancent un sourire à défaillir ! Sûre d’elle? Elle se cache derrière d’élégantes lunettes de soleil et je ne sais pas encore totalement à qui j’ai affaire : provocatrice, espiègle, joueuse… ou coquine ?

Le feu vert la voit partir en trombe et je suis bon second au suivant.

Elle rit de ma surprise et me lance :

- Vous rêviez ? (Cette voix si claire…) Bonjour !!!

- Je rêvais à la couleur de vos yeux, oui…

Elle ôte ses lunettes avec un grand sourire.

- Et maintenant ?

- Maintenant, j’imagine…

- Vous êtes direct !

- Séduit plutôt. Et fair-play. Je vous offre un verre pour fêter votre victoire ?

Je dois avoir le sourire d’un idiot du village. Est-ce ce qui la rassure? Elle accepte pourtant de m’accompagner à la terrasse d’une brasserie voisine. Nous garons nos charrettes et je peux alors admirer cette amazone moderne, élancée et féline, dont les talons aiguilles accentuent la démarche altière et décidée. Je me force à ne pas la détailler trop visiblement mais mon regard est attiré par son corps que je devine musclé. Elle a ce charme et cette élégance qui font se retourner les hommes. Elle a le port d’une reine qui les fait se tenir tranquilles et je bénis l’audace, inhabituelle chez moi, qui m’a fait l’aborder.

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Pourquoi ai-je accepté de prendre un verre avec lui ? La course en voiture m’a plue. Je dois avouer qu’il est beau mec ! Et l’aplomb qu’il a mis à me lancer son invitation m’a bluffé. Surtout qu’il ne semble pas si dragueur que cela… J’aime bien son sourire franc et les regards qu’il me lance à la dérobée m’amusent follement.

Après quelques pas sur ce trottoir où résonnent mes talons aiguilles, nous nous asseyons à la terrasse d’un petit bistrot très sympathique.

Le garçon s’approche aussitôt et prend nos commandes :

- Un Perrier citron, pour moi.

J’en profite pour croiser mes jambes. J’adore mes jambes ! Et aux yeux exorbités du serveur, je ne dois pas être la seule ! Il faut dire aussi que j’ai poussé le luxe jusqu’à la mini-jupe. Sa blancheur fait ressortir le bronzage de ma peau caramel.

- Un demi.

Au sourire de ses yeux, je vois que l’inconnu n’est pas dupe de mon petit manège avec le serveur. Nous nous sourions, complices. Et les mots fusent naturellement. Je fixe ses yeux en me touchant les lèvres du bout des doigts. Une manie ! Je caresse mes lèvres, j’aime ça. Il passe sa main dans ses cheveux, ses boucles descendent légèrement sur sa nuque. Tentative de séduction ? Mes yeux se posent sur l’ouverture de sa chemise, je tente d’imaginer ce que je découvrirais plus loin et du coup, il est obligé de me répéter sa phrase.

- Vous acceptez souvent d’accompagner des inconnus ?

- Vous invitez souvent des inconnues ?

- Vous répondez à une question par une autre question ?

- Cela dépend.

Je lui souris. Machinalement, je décroise mes jambes. A son regard plus brillant, je pense qu’il a dû apercevoir un morceau de dentelle.

- Vous aimez la lingerie ?

- Quand elle est sublimée par une aussi jolie femme que vous.

- Vous flattez toujours autant les femmes ?

- Simplement celles avec qui j’aimerais faire plus que d’échanger de simples mots à une terrasse de café.

Scotchée ! Je rougis. De plaisir, bien sûr. Je me demande s’il va continuer à jouer au chat et à la souris.

- Que me proposez-vous ?

- Une balade… Cela vous dit ? Je vous emmène visiter des petites rues charmantes, bordées d’arbres.

Je me lève. Instinctivement, cet homme me plaît. J’aime ses gestes, sa voix, le regard qu’il pose sur moi. Je me sens terriblement sensuelle et désirable.

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Que cette femme a du charme! Elle est vive et douce, mutine avec une distinction toute naturelle, et elle aime rire! D’un rire chantant et léger, ravissant dans le soleil de fin d’après-midi. Je ne peux m’empêcher de la regarder avec désir. Le sait-elle qu’elle dévoile beaucoup plus que ses cuisses à chaque mouvement de ses jambes musclées et d’une belle couleur ambrée ? Sans doute, car à sa façon de regarder ailleurs alors qu’elle se réajuste sur son siège je sens comme une autorisation, une invite. Je ne suis d’ailleurs pas le seul à en profiter, le barman venant très souvent vérifier la soif des clients en terrasse, a les yeux vrillés sur ses jambes. Elle semble s’en amuser, n’hésitant pas à caresser ses lèvres d’un doigt distrait alors qu’elle m’écoute en souriant.

La conversation dérive malgré moi vers des sujets de plus en plus légers, mais elle est une tentation vivante, cette grande et nerveuse liane et elle le sait. Il n’y a pas un quart d’heure que nous nous connaissons et elle me demande mes goûts en sous-vêtements féminins… Je lui réponds en plongeant mes yeux dans les siens… troublé par cette couleur émeraude rehaussé d’un liseré sombre.

Ensorceleuse et tentatrice, elle me jauge, m’évalue, et je passe négligemment une main dans les cheveux, jouant le naturel alors que je ne pense qu’à masquer comme je peux l’érection que je sens poindre.
L’occasion se présente de quitter cette terrasse, certes agréable, mais un peu trop fréquentée pour le spectacle que je ne vais pas tarder à offrir !

- Venez ! Je vous emmène visiter le quartier, il y a des arbres et un peu d’ombre tout près !

- Je vous suis !

J’en suis tout chose, moi, de me retrouver à ses côtés.

- Vous avez vu ces pavés ? On entendrait presque les roues des voitures à cheval des siècles passés !

- Ah ! Je vous sens romantique, là !

- Une certaine élégance vis-à-vis des femmes me plaît et cette époque n’en manquait pas. D’ailleurs, permettez, comtesse, que je vous guide sur ces chemins escarpés.

Elle rit alors que je m’incline vers elle en lui prenant la main. Je lui souris et l’attire à moi…

- Puis-je vous dire que vous n’avez rien à craindre de moi ? Je ne veux que vous, toute entière… Tu me plais trop, j’ai envie de folie avec toi… Viens. Regarde : le square n’attend que nous, tu veux aussi ?

- Tu es sûr que ce n’est pas un peu… rapide ?

- Alors ne me regarde plus avec ces yeux-là… Viens !

Toujours ce frémissement en moi juste à ce moment, l’impression de marcher au-dessus du sol… Elle est ravissante : les fesses que j’effleure tendrement de la main moulées dans sa mini-jupe et cambrées sans excès, sa bouche que je sens gourmande et déjà avide, ses narines légèrement plus ouvertes, elle me regarde avec fougue :

- J’aime ton audace.

Ses lèvres happent les miennes et ses mains entourent ma taille, ses pointes de seins agacent mon torse, je l’enlace.

- Là ! Derrière le bosquet il y a un banc à l’écart, on ne nous verra pas.

Assise elle me regarde, la tête relevée vers moi, provocatrice en diable, et baisse la braguette lentement.

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Incroyable ! Cet inconnu me propose maintenant une balade et je le suis ? Folie ? Je sais ce qu’il recherche. Ses yeux lorsqu’il me regarde bouger…

Je le suis au travers de ces rues, n ‘écoutant que d’une oreille distraite ce qu’il me raconte. Je repense à la tête qu’il a faite quand je lui ai demandé quel style de sous-vêtements il préférait pour une femme. Je l’ai surpris mais il a aimé. Maintenant il me la joue romantique alors que je n’ai qu’une envie, c’est qu’il m’allonge dans l’herbe toute proche.
Il se décide enfin à me toucher. Oh timidement d’abord… Puis il ose m’attirer contre lui et enfin je peux goûter ses lèvres. Contact électrique ! J’aime cette sensation ! Nos peaux se reconnaissent… Nos pas nous entraînent vers le square tout proche, un banc semble éloigné des regards indiscrets…

Nous nous asseyons. Je le regarde franchement, cherchant à me repaître de son désir. Mes yeux dans les siens, je plonge ma main vers l’échancrure de sa chemise. Je veux toucher. Je veux le toucher depuis tout à l’heure. Je passe une main, caressant sa peau, puis ne sentant aucune résistance, je déboutonne lentement cette chemise inutile. Il me sourit, se laisse faire. Entreprenante et gourmande, je pose mes lèvres sur son torse. Je commence un voyage sensuel, mêlant lèvres et langue sur cette nouvelle peau. Lentement, mes mains audacieuses descendent une braguette pour pouvoir atteindre l’objet de ma convoitise.

- Tu ne sembles pas craindre que quelqu’un nous surprenne !

- Je me fiche de ceux ou celles qui peuvent mater… Cela te gêne ?

Je suis maintenant à ses pieds. Je pose cette question alors que son sexe dressé est dans ma main et que ma bouche s’entrouvre, prête à avaler cette gourmandise. Mon regard scrute son visage, attendant son approbation ou son cri de vierge effarouchée. Va-t-il me laisser faire ou préférerait-il être ailleurs ?

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C’est à peine si sa main tremble, d’un geste précis elle me libère et je sens ses lèvres sur moi. C’est comme une souffrance tellement j’ai faim d’elle. Elle me prend de vitesse, ses mains courent sur mon ventre, affolantes, j’enrage de ne pouvoir la toucher, la sentir, la boire mais sa peau m’attend, je le sais, je le sens! Ses caresses m’emportent et je m’arque boute en appui sur les bras, tendu, offert à elle qui me prend tout entier. Je la regarde, elle me fixe, regard troublant, narines frémissantes, lèvres serrées autour de mon sexe. Si belle, si audacieuse, si gourmande…

Je me redresse alors. Une main sur sa nuque, j’enserre un sein de l’autre. Un sein lourd, à l’aréole rose et large, à la pointe fine plus petite que je ne le pensais, délicate et dressée. Elle m’abandonne et se redresse, magnifique et, dans un sourire épanoui, fait glisser sa jupe. En quelques gestes nous sommes nus derrière ce bosquet, à dix mètres de la rue. Nous ne disons plus un mot… Nos regards suffisent ! Ses paupières s’abaissent en même temps que je vole ses lèvres, nous roulons sur le côté et ma main la découvre enfin alors qu’elle me branle lentement.

Douceur de soie, lèvres pleines, d’un doigt léger je t’écarte, t’entrouvre… Tu gémis. Faim et soif de toi, je veux te goûter, et je plonge vers ta chaleur, glissant mes mains sous tes fesses pour enfin, de la langue, savourer ta fontaine. Je la lèche et l’aspire de l’anus à ta toison courte et verticale, redresse ton clitoris de la pointe pour l’avaler et le serrer entre mes lèvres. Alternant pressions fortes puis douces, je te branle. Ton ventre bouge, j’étale ta liqueur d’une main indiscrète jusqu’aux plis intimes et serrés. Ta peau me parle, ta peau me dit : « Viens ! » Ta peau me dit : « Prends ! » J’investis ton anus du majeur, lentement, profondément, le pouce trouvant sa place naturellement en toi. Je te tiens toute, belle liane dédiée aux plaisirs, je n’ai qu’à te suivre, accompagner tes contractions, tes spasmes de plus en plus rapides pour te faire t’envoler.

Je te regarde, bouche ouverte, respiration hachée, pendant que ma main te fouille et te libère.

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Non seulement il se laisse faire mais il en veut plus. J’accepte sa main qui se pose sur ma nuque, je laisse son autre main caresser mon sein. Je me redresse alors et le regarde fièrement en souriant. Mutine, je me déshabille. Il semble amusé de mon audace. Il me rejoint et enfin peut me toucher à sa guise. Nous sommes maintenant, allongés, nus, dans un square public. Le soleil joue sur sa peau qui embrase la mienne. Sa bouche goûte à mes odeurs les plus intimes. J’aime ça. Lorsque ses yeux jubilent et que ses doigts me pénètrent, j’ondule de plaisir. Mes gémissements s’envolent, mes yeux plongent dans les siens. Au passage, j’ai remarqué l’homme qui nous regarde, hypnotisé. Incrédule, je l’ai vu hésiter, osciller entre l’envie de nous laisser seuls et le plaisir de mater nos deux corps enlacés.

Me savoir regardée m’excite encore davantage. Pour l’instant, mon inconnu ne s’est rendu compte de rien, ou alors il le cache très bien. L’envie folle de m’offrir encore plus m’envahit peu à peu.

« Attends… » Je me retourne, à genoux, lui offrant ma croupe. Ainsi, je fais face à mon mateur. D’un geste, je fais comprendre à mon partenaire ce que j’attends de lui. S’il en est surpris, il n’en montre rien. Comme il ne semble pas étonné de découvrir cet homme en face de nous. Celui-là ne cherche même pas à se cacher. Il est maintenant assis sur le banc d’en face, comme s’il avait payé sa place de cinéma.

Je me retourne et embrasse mon partenaire. Ses mains posées sur mes hanches, il force lentement le passage qui n’est pas si étroit. Ainsi clouée sur son sexe, mes mains jouent sur ma peau. Mes doigts se glissent entre mes cuisses ouvertes, ma caresse est douce, profonde. Lorsque je pénètre mon antre humide de mes doigts, je sens, au travers de la fine paroi, un sexe qui s’agite. Par défi, je plonge mon regard dans celui de mon mateur.

De mes yeux, je lui demande « Qui baise qui ? »

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Quand je te vois t’offrir à moi, croupe tendue, regard de feu, ta beauté me transperce, je me sens comme fouetté par le désir que je sens en toi, je te saisis aux hanches et t’écarte pour te prendre lentement. Un homme nous regarde et quand tu te retournes vers moi je comprends à ton sourire, le plaisir que tu en retires. Je te prends sous l’œil attentif de cet homme, grand et beau, ses prunelles gris vert fascinées par ce spectacle indécent et superbe. Il nous regarde et ton cri nous surprend tous les deux.

- « Qui baise qui ? »

Il a une mimique surprenante, mélange d’acquiescement et de légère surprise.

D’un signe de tête, je lui demande d’approcher et il se lève, sourire complice aux lèvres. Il semble étonnamment nonchalant dans sa démarche. Je poursuis ma danse en toi, tu m’enveloppes, me serres, tu m’accompagnes du bassin en te caressant et tes soupirs rauques nous disent ton plaisir.

Il est là, maintenant, au-dessus de toi et me regarde, je m’attends à tout… Mes mains te serrent un peu plus aux hanches quand il dit :

- Je te remercie de m’avoir offert ce plaisir. Nous devrions peut-être nous isoler tous les trois, non ? L’endroit n’est pas propice à ce genre d’effusions…

Dieu ! Ton regard ! Effrontée, malicieuse, terriblement séduisante, tu nous observes tour à tour pendant que je sors de toi à regret. Tu es belle à tomber, nue sur l’herbe, fière de ton audace et de nous avoir trouvés aussi je crois…

- Tu nous emmènes chez toi ?

- Fissa ma belle !

Rhabillés en un tournemain, nous nous retrouvons tous les trois sur le macadam du boulevard. Tu nous as pris la main à tous deux. On dirait trois gamins, trois petits malins, impatients de céder à leurs envies. Nous arrivons enfin chez ton ami. J’ai deviné que vous vous connaissiez. Intimement. Il te prend dans ses bras pendant que je jette un coup d’œil à la vue de son balcon. Quand je me retourne, il est derrière toi et défait un à un les boutons de ton chemisier. Je m’approche et m’agenouille devant toi pour ôter cette mini-jupe devenue encombrante. Tes lèvres encore brillantes m’appellent et je m’y plonge avec appétit. Ses mains caressent ta poitrine, en agace les pointes, tu t’es appuyée sur lui, offerte et gémissante, belle, si belle… Tu coules, tu suintes, tu trembles aussi parfois. Qui baise qui ? Qui conduit ? Qui mène ce jeu ? Ou plutôt, n’est-ce pas : où allons-nous tous les trois ? Vers quels plaisirs vertigineux ?

Quand j’avale ton clitoris gonflé, ses mains descendent sur tes hanches puis disparaissent à mes yeux, tu te tends vers l’arrière. Je continue ma caresse de la main et me baisse un peu. Tu as écarté tes jambes et je vois son sexe pénétrer avec lenteur ton huis serré, entrant par à-coups, arrachant à chaque poussée un son de gorge venant du plus profond de toi. Je me relève alors et plonge mes yeux dans les tiens.

- Viens ! Viens… aussi !

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« Qui baise qui ? » En fait, l’autre homme ne m’est pas étranger. Même pas du tout. Nous formons un binôme sensuel qui en étonne plus d’un. Ses yeux, là… Lorsqu’il s’approche de sa démarche souple de félin, je ne suis pas non plus surprise. Une complicité s’établit tout de suite entre lui et l’inconnu. J’ai envie d’aller ailleurs, dans son grand appartement. Et il le sait. Et il le veut.

Déambuler dans les rues, au milieu de ces deux mâles, m’amuse beaucoup. Les regards des autres, leurs moues suspicieuses, leurs murmures étonnés ou sarcastiques, tout amplifie mon désir.

J’aime son appartement, son antre. J’aime ses mains chaudes qui me déshabillent en prenant leur temps. J’aime m’appuyer contre sa peau douce, m’offrir à un autre tout en sentant son parfait consentement. Ses doigts m’agacent la pointe des seins, galvanisant mon désir déjà puissant. Pendant que cet autre homme dont je ne connais toujours pas le prénom me lèche, mon amant descend ses mains sur mon dos, mes reins. Elles emprisonnent mes fesses, les écartent. Je le veux. Oui, je le veux. J’écarte les jambes et m’offre, indécente, obscène. Doucement, il m’encule pendant que des lèvres me boivent. Lentement, l’inconnu se relève et je lui dis ce que je veux, sans ambages.

Ses yeux ne quittent pas les miens semblant être rassurés parce qu’ils y lisent. Il s’approche encore. Je ne vais pas le toucher, non. Mes mains sont posées sur les hanches de celui qui est dans mon dos. Comme si nous ne formions qu’un seul et unique corps.

Mon amant pose ses mains sur mes hanches et suspend son va-et-vient le temps que l’inconnu me pénètre. Ils se regardent ensuite et, sans un mot, accordent leurs coups de reins. Je ferme les yeux. Je savoure. Je suis si bien. Calée entre ses deux hommes, je me sens à l’unisson de leurs envies, offerte à l’un par l’autre. Et si ce n’était qu’un début ? Juste les prémices d’un jeu érotique de trois personnes libres de leurs corps, juste reliées par leur désir commun de cumuler les plaisirs…

Photos de Aeric Meredith-Goujon

Texte écrit à deux, en octobre 2004

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Cali Rise

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