Infinitif zob scènes
*Tu être joli beaucoup
Moi être zinzin de ta fantaisie
Tu rendre moi fou de vous
Car tu être beau à l’infini…
Scribe ouvre les yeux dans une chambre qu’elle met quelques secondes à resituer. Où était passé Dam ? Il était en train d’effectuer un striptease des plus séduisants. Ne portant qu’un costume sombre sur sa peau nue, le jeune homme la vampait savamment. Merde ! C’était un rêve…
Les volets claquent sur les murs jaune opalin, le vent souffle sur le soleil. La fenêtre grande ouverte, Scribe s’étire. Sur la pointe des pieds, le bout de ses doigts tente d’approcher au plus près le plafond. En expirant, la jeune journaliste enroule sa colonne et vient poser ses paumes sur le plancher.
*Je marier vous cannibale
Tu manger moi et je dévorer vous
Vous être joli casse-dalle
Je faire croquer mon monsieur par vous
Infinitif ! Non, Infinitif, c’était la pub. Comment s’appelait cette chanson déjà ? Et depuis quand existe-t-elle en version masculine ? Et si je me concentrais plutôt sur mes abdos et mes fessiers ? Et si je l’appelais ?
Je me suis réveillée avec le jingle de la pub Infinitif dans la tête. En version masculine. En fait, dans mon rêve, tu déambulais nu sous ton costard. Et tu m’offrais un strip tease d’enfer.
Wow !
J’ai cette envie de te plaquer contre un mur qui ne me quitte pas. Te plaquer et abuser de toi jusqu’à ce que tu te retournes et reprennes la main…
Je signe !
Une douche, un thé non sucré et deux tranches de brioche grillées plus tard, Scribe est dans sa voiture. Par chance, elle trouve une place de parking rapidement. Ses talons ripent sur les pavés branlants qui recouvrent la cour de l’hôtel d’Avejan. Zieux bleus est là pour l’accueillir. « Tu sens bon ! » Oui, mais cette fois, tu ne renifleras pas plus loin. Des coulées de sueur froide lui annoncent l’approche d’un malaise. Discrètement, Scribe se faufile dans l’angle de la pièce et s’accroupit. Les discours lui arrivent, ouatés. « Tu pars déjà ? » « Je sors respirer… » Encore quelques minutes et elle pourra engouffrer deux ou trois petits pains au chocolat. Il vaudrait mieux qu’elle soit en forme pour rejoindre Dam.
La porte de la chambre est entrebâillée. Scribe la pousse et balance son sac dans la pièce. Dam est dans le couloir, face au mur, nu. Elle remonte ses paumes à hauteur de ses épaules. « Ne bouge surtout pas ! » En murmurant cet ordre, la jeune femme a le cœur qui s’affole. L’excitant dans l’histoire est qu’elle ne sait jamais à quel moment son fauve va reprendre la main. Son souffle s’approche de sa nuque et, à ce simple geste, il accentue sa cambrure. Scribe pose ses lèvres à la base de son crâne et le respire. Putain de lui ! Les mains posées sur ses hanches, elle laisse sa langue dévaler jusqu’à sa raie avant de s’accroupir derrière lui et d’ouvrir ses fesses. Quand elle commence à mouiller son anus, Dam gémit et se cambre un peu plus. Scribe chasse des images d’un homme caméléon. Il existera forcément des chambres différentes où seront de nouvelles rencontres épicées et brûlantes. Oui… Elle savoure pleinement l’instant présent. Cette façon qu’il a de se tendre vers sa bouche, de réclamer ses doigts. A nouveau debout derrière Dam, son ventre contre sa hanche, la jeune femme le pénètre tout en le masturbant doucement. Son amant tourne son visage vers le sien et lui mord rageusement la lèvre. Sans un mot, Dam la bouscule et saisit ses poignets. Scribe se retrouve prisonnière, allongée sur le dos sur le lit. « A mon tour d’abuser de toi. Je vais t’épuiser. Physiquement et mentalement. »
*Tout pour vous je donner tout
Mon papou aimer vous
Mon papou aimer vous excessif
Plus tard, Dam dessine une moustache au stylo bille juste au-dessus du sourire de sa compagne. « J’ai des images qui m’apparaissent. Je suis assise dans un fauteuil, sirotant du vin, une cigarette à la main. Je te regarde. Tu es avec un homme. Ta bouche va et vient sur sa queue. Tu le rends dingue. Je cherche à appréhender la suite. Vas-tu te laisser sucer ? Va-t-il vouloir autre chose ? Vais-je te rejoindre ? Vous rejoindre ? Est-ce que tu le prendrais mal ? » « Là, je dirais que… je guiderais ensuite sa queue luisante de ma salive vers ta jolie fente lisse… » Les yeux dans le vague, Scribe sourit. « Envie de me faire tatouer un triskel… » « Oui ? Juste au creux des reins. » « Oui. »
*Extraits de Primitif, Richard Gotainer









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