1963 de Cali Rise
Voilà. Je suis en place. Parfaite cette palissade. L’agression de cette pédale d’Adlai Stevenson n’y a rien changé, il n’a pas changé son programme d’un iota. Personne ne pourra lui reprocher de ne pas avoir de couilles. Il aime le pouvoir, c’est certain. Tout comme il aime les femmes, c’est de famille. Inga, Judith, Marilyn. Cela n’avait pas été très difficile de la tuer, cette poupée blonde.
La foule devient de plus en plus compacte. L’article passé dans le journal ce matin n’a rien donné. Les gens s’en foutent carrément. Ils veulent tous le voir comme s’il était le Messie. Les cons ! D’ici quelques minutes, ils vont s’en prendre plein les mirettes. En direct.
Comment ont-ils été mis au courant de son trajet exact ? Je n’en sais rien. Seul compte le fric que je vais toucher. Je tire et je file retrouver Tippit dans East 10th street, à l’angle de Patton avenue. Aussitôt qu’il m’aura donné l’enveloppe, je le bute. Ce sont les ordres. Il est prévu aussi que je descende Oswald.
J’entends les motos arriver. La limousine ne devrait plus tarder. Encore quelques mètres et tout va se jouer. Allez… allez… là. Tirez les gars, c’est le moment. Voilà. Il se tient la gorge. Recule ta tête Jackie, belle Jackie, recule ta jolie tête… A moi. Et bang ! C’est fini. Tout est fini. Jackie, Jackie. Tsssssss. Ton geste est inutile et tu le sais Jackie. J’espère que tu as un bon teinturier. Bien. Il me reste assez de minutes pour rejoindre Tippit et le faire taire. Ils l’auront prévenu que le travail s’est effectué. Pas de témoin. Jamais de témoin. C’est la règle. Je récupère Bill et le tour est joué. S’il veut, il pourra aussi lui coller une balle dans le buffet.
Dallas devrait se souvenir de ce 22 novembre.






Leave a Reply