Standing on the Rooftop de Madeleine Peyroux   Connue pour ses talents d’interprète, Madeleine Peyroux, avait déjà relevé le défi d’écrire la totalité d’un album en 2009, Bare Bones. Avec Standing on the Rooftop, Peyroux s’est aventuré plus loin, vers de nouvelles sonorités, hors de sa combinaison habituelle voix/guitare qu’elle enregistrait depuis toujours.   L’album s’ouvre sur le titre [...]

Quinze chansons et Vincent Delerm

Photographie de Mélanie Elbaz

Photographie de Mélanie Elbaz

Plus la vie marque Vincent Delerm, plus je lui trouve des faux airs de Julien Clerc.  Ça doit venir du piano ! Vincent Delerm pour moi, c’est Fanny Ardant, Cosmopolitan, Tes parents, Châtenay-Malabry, Le monologue shakespearien et bien sûr, Deauville sans Trintignant et puis le *clip déjanté de Natation synchroniséeEnsuite, Vincent et moi sommes partis chacun de notre côté. Moi, plus que lui. Vincent, c’est cette voix chantée si caractéristique qu’en l’écoutant j’ai toujours la main prête à lui proposer un mouchoir. Dès fois qu’il se mette à pleurer. De rire ou de chagrin. Vincent, ce sont des chansons où se baladent des extraits de films sous forme de légers clins d’œil, des noms d’acteurs, d’actrices ou d’autres personnes connues écrivains ou médecins ou simple caissière, des cordes, des trompettes, des mimiques, deux beaux yeux qui posent un regard particulier sur le monde.

Et Quinze chansons est arrivé dans ma boîte aux lettres. Facteur pressé, « je n’ai rien pu faire ». « Et François de Roubaix dans le dos ». Là, je vous raconte un peu ma vie. Je vous prie de m’excuser, je ne suis pas Vincent Delerm. Raconter sa vie, la vie, il le fait tellement bien. Enfin quand je dis la vie… Vincent chante un certain regard sur la vie, le sien. Mais le sien, est-ce le nôtre ?

« Il y a un temps pour tout » dit Vincent Delerm, « tout est pareil, tout est égal » et « la vie est la même ». Oui, la Vie est éternelle. Quoi qu’il arrive, la Vie est un cycle. Delerm est temporel et roule en monocycle dans ses chansons. Ses titres sont un équilibre doux-amer ou salé/sucré comme Allan et Louise dans lequel il raconte une histoire d’amour dont les deux acteurs ont du mal à sortir jusqu’à un certain jour de septembre où Allan regarde un tour s’écrouler en « se disant elle m’aimait moi ». Au vingt-troisième étage, Louise travaillait.

Alors peu importe que Delerm ne fasse pas l’unanimité et même, c’est un plus car cela en fait une rareté. Quinze chansons bien balancées telle Je pense à toi, Le cœur des volleyeuses bat plus fort pour les volleyeurs et dans un genre différent, Martin Parr, pour ne citer que celles-ci. Quinze chansons comme quinze courts-métrages parfumés et colorés à point. Quinze chansons !  « Putain, tu es bien dans » mes oreilles et dans ma tête, Vincent ! Quinze chansons légèrement trop courtes qu’on demanderait bien à monsieur Catburry s’il ne pourrait pas les faire un peu plus longues. Sauf que Catburry n’est pas Delerm et qu’un Vincent, il n’en existe qu’un ! Alors, on file acheter son album et surtout, réserver sa place à un de ses concerts !
 
 

 

28/01/2009 : AURILLAC | Théâtre

04/02/2009 : CAEN | Théâtre d’Hérouville

05/02/2009 : BERNAY | Théâtre

09/02/2009 : PARIS | La Cigale

 


*Natation synchronisée, premier clip de Vincent Delerm(c) L’eolienne 2005

Quinze chansons, Vincent Delerm, Tôt Ou tard

 

 

 

 

 

 

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Cali Rise

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