Corps et accords de Cali Rise
Deux corps pour une même symphonie.
Deux instruments de chair qui résonnent de notes d’une musique qu’aucun génie ne pourra jamais composée.
Ils sont jeunes et beaux.
Ils sont le la de l’indicible.
Ils s’aiment.
Ils sèment le désir sur la moindre parcelle de coton blanc, jusque dans le plus petit éclat de lumière.
Ils sont deux corps nés pour créer des accords uniques, leurs accords de cœur, leurs accords d’âme, leurs accords d’heur.
Ils créent des soupirs et des râles, des silences et des pauses.
Est-ce un rêve ? Est-ce une réalité ?
Un moment ? Une éternité ?
Le froissement des draps bruisse sous leur étreinte. Ils roulent et déroulent leur vie sans craindre de tomber plus loin car ils sont déjà sur l’autre rive.
L’homme murmure des mots qui se perdent au creux du cou tendre et gracile.
La femme s’ouvre et s’abandonne, resserre son étreinte, ferme les yeux sur cet instant fragile.
Plus tard, il se souviendra de ses lèvres mouillées de salive, de la chaleur de sa peau, de son sourire qui l’a tué, juste là.
Plus tard, elle se rappellera sa bouche tendre et dévorante, son regard brillant et triomphant, ses mains possessives et si douces qui l’ont tuée, juste là.






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