Standing on the Rooftop de Madeleine Peyroux   Connue pour ses talents d’interprète, Madeleine Peyroux, avait déjà relevé le défi d’écrire la totalité d’un album en 2009, Bare Bones. Avec Standing on the Rooftop, Peyroux s’est aventuré plus loin, vers de nouvelles sonorités, hors de sa combinaison habituelle voix/guitare qu’elle enregistrait depuis toujours.   L’album s’ouvre sur le titre [...]

Daguerre : le coeur entre les dents et le regard noir


Daguerre
est une marque déposée depuis 2000. Daguerre, c’est Olivier Daguerre (auteur compositeur interprète) et Michel Mousset (bassiste) - tous les deux viennent des Veilleurs de nuit, un groupe punk-rock - et Olivier Boudignon (guitare électrique),  Stéphane Gréco (manager) et Olivier Dardonville (régisseur).

Daguerre a multiplié les concerts et les premières parties (Cali, Bénabar, Zazie, Têtes raides, Louis Bertignac, Michey3d) et a été repéré en 2005 par Francis Cabrel aux Rencontres d’Astaffort.

Depuis 2003, Daguerre s’est rapproché de Bruno Caliciuri et de son complice de toujours, Bruno Buzan. Quand ces deux là ont créé leur label A.M.Productions, c’est Olivier Daguerre qui a, le premier, investi leur studio de Rivesaltes. Et Le cœur entre les dents est né.

Puissant, délicat, noir, les qualificatifs ne sont pas assez forts pour décrire l’album.

Des cloches, un piano qui swingue, des trompettes, la voix claire d’Aurélie Cabrel qui se mêle à la sienne, grave, sur Notre amour était presque parfait donnent le ton : Le cœur entre les dents pose un regard franc sur la nature humaine.

Son hommage à Léo est bluffant « Si j’ai vécu comme personne Même si cela vous étonne Je suis mort comme tout le monde Juste un peu moins communément A l’instant de l’enterrement Je voulais qu’il n’y ait à la ronde Ni homme, ni prêtre, ni rien Peut être un chien » (Le revenant paroles et musique Frédéric Kocourek / Olivier Daguerre) bien moins cependant que le texte de Et dehors, celui Des plumes blanches ou celui de Les plaies ouvertes.

Mais Daguerre, c’est aussi un tempo rageur : Passager du vent, De l’ivresse, Des histoires..

Une basse (Michel Mousset), des guitares acoustiques (Olivier Daguerre), des guitares électriques (Geoffrey Burton et Olivier Bourdignon), une batterie (Philippe Entressangle ou Bixente Eyherabide), un clavier (Julien Lebart) et une trompette (Nicolas Puisais), tout est dosé à la perfection pour que la voix grave, douce et caressante ou énergique d’Olivier Daguerre et ses textes soient sublimés.

Le cœur entre les dents et Daguerre ? A épouser de suite. Vous n’êtes pas prêts de divorcer !

Des plumes blanches

Etendu sur le ventre
Les ailes figées dans son dos
Inconscient mais vivant
Il est tombé de haut
Autour, des plumes blanches
Qu’on ramasse à la pelle
Au sommeil de ton ange
Tu combats de plus belle

La nouvelle assassine
Dans ton ciel bleu
Intolérable abîme
Précipite tes yeux
Dans un torrent de pleurs
Un couperet soudain
Suspendu à ton cœur
S’immisce en ton sein

Ton ange, ton ange
Dans son absence
Ton ange
Cultive la suffisance
Quelle indécence
Un certain manque d’élégance

Au festin de la vie
La salope s’invite
Putain de maladie
Prolifère et s’agite
Qu’elle aille se faire pendre
Au royaume du vide
Tu sauras te défendre
T’en sortir et revivre
 
En son absence
Ton ange
Ton ange
Dans son absence

Paroles et musique Olivier Daguerre

Le cœur entre les dents, Daguerre, EMI

Site officiel de Daguerre

Myspace Daguerre

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Cali Rise

2 Responses to “Daguerre : le coeur entre les dents et le regard noir”

  1. Il ressemble à Benoît Hamon ;-)

  2. Hum, il serait peut-être temps que tu t’achètes une paire de lunettes. Et d’ailleurs, Hamon n’a pas d’anneaux à son oreille.

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