Série Noire : Le serpent aux mille coupures

DOA publie aujourd’hui son quatrième thriller, Le serpent aux mille coupures. Vous pouvez vous procurer ses deux premiers titres, La ligne de sang et Les fous d’avril (Prix des lecteurs des quais du Polar 2005) aux éditions Fleuve Noir.
Citoyens clandestins (Grand Prix de littérature policière et paru en Série Noire) est maintenant disponible en Folio Policier.

L’histoire pourrait commencer comme un conte populaire, genre Jean de Florette de Marcel Pagnol, l’héritier qui vient voler le pain des gens du cru, à condition de remplacer les quelques indications ethnolinguistiques de provençal par quelques-unes de langue d’oc du Midi-Pyrénées et surtout, de remplacer le blanc Jean de Florette par un « nègre », un « macaque », un « singe » qui a racheté des vignes de Moissac. Et cela, Baptiste et ses amis ne le digèrent pas. Tous n’ont de cesse qu’Omar Petit, sa femme et sa fille abandonne sa ferme et ses terres. Et pour cela, tous les moyens sont bons.
Une nuit, alors que Baptiste Latapie est occupé à découper les fils d’acier qui tiennent les sarments et les piquets de la vigne de Petit, il est témoin de plusieurs meurtres. Avant de disparaître, un motard abat froidement les trois occupants d’une voiture qui s’était arrêtée là, au milieu de nulle part. Or, ces trois personnes étaient là pour affaire : la cocaïne rapporte plus que le chasselas.

Passées les premières phrases où DOA nous demande de croire que des Italiens auraient donné rendez-vous à des Colombiens dans un trou perdu en pleine campagne pour mettre en place une nouvelle plate-forme tournante de la drogue, on se laisse doper par l’histoire.
Et si c’était vrai ?

DOA manie l’écriture aussi sûrement que son Tod, ex des AUC, manie le Ka-Bar. Le serpent aux mille coupures vous prend aux tripes et vous ne le lâcherez pas tant que vous n’aurez pas terminé de le lire.
Des tueurs, des flics, des paysans, des trafiquants, une fillette, un chien, des méchants et des gentils, des gentils qui deviennent très méchants, des personnages rendus très vivants par la seule volonté d’un auteur. Froid, douloureux, inquiétant. Ça fait mal et c’est bon.
DOA est doué, très doué. Alors ? Encore !

Le serpent aux mille coupures, DOA, Gallimard
Sortie en mars 2009

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