Le faucon d’or d’Aleister Danakerm

Aleister Danakern est journaliste à Bruxelles. Il est aussi diplômé en archéologie et voue une passion à la mythologie et à la fantasy. Le faucon d’or est son premier roman et le tome 1 du Cycle du Kemet.

On oublie Le seigneur des anneaux de J. R. R. Tolkien  – pas assez sexe – et Robin Hobb et son Assassin royal trop médiéval-fantastique – et pas assez sexe. Dans Le faucon d’or, Aleister Danakern mêle adroitement magie, sexe et barbarie. On pourrait presque cataloguer ce roman dans le rayon sword and sorcery, littérature plus brutale que la heroic fantasy, sauf qu’il aurait fallu que la magie présente dans Le faucon d’or soit exclusivement maléfique. Alors quoi ? Le lecteur s’en moquera un peu puisqu’il aura Le faucon d’or entre les mains et qu’il ne le lâchera qu’une fois la dernière page tournée. Et puis ? Et bien, il réclamera la suite ! Et fissa !

Histoire :

A la fin de la XIIIe dynastie, le royaume de Kemet sombre dans l’horreur. Les Hyksos, un peuple de nomades adorateurs du dieu unique Apophis, sont déterminés à l’anéantir. Pour cela, les Hyksos commencent par exterminer les moines qui vivent isolés du monde dans des temples en plein désert. L’un d’entre eux, Souti, est chargé par son maître spirituel d’aller porter un message de la plus haute importance à leur roi, Pharaon.

Après avoir traversé le désert, Souti, brûlé et déshydraté par le soleil, est recueilli par Yvannia, prêtresse de la déesse de la Fertilité. Elle et ses « sœurs » sont des prostituées sacrées et vivent dans la Maison des Plaisirs. Yvannia charge Kynya, sa maîtresse, d’aller porter le message à Pharaon. La très belle et ambitieuse Kynya, ex-mercenaire koush, accepte sa mission périlleuse et galope jusqu’à Thèbes. Elle croisera la route de trois barbares Hyksos envoyés par le traître Shamekh qui tenteront de l’assassinée. Accompagnée du général Senmout avec qui elle et Yvannia ont passé récemment une nuit torride et sensuelle, Kynya reviendra tenter de sauver les habitantes de la Maison des Plaisirs.

Pendant ce temps-là, Pharaon et la prophétesse, la Völvis, ont réussi à déchiffrer le faucon d’or.

Extraits :

« Dans les temps anciens, deux races bipèdes et intelligentes coexistaient sur la terre de Kemet, les Hyksos et les Humains. Les premiers étaient pâles et possédaient des yeux d’un noir profond où ne brillait aucune pupille. Les seconds étaient plus variés, présentant toutes les nuances de couleurs allant du rose au noir en passant par cette magnifique teinte cuivrée qui faisait la fierté des filles du pays.
Les premiers étaient nomades et vivaient dans l’immense désert qui borde le fleuve Hâpy, les seconds vivaient dans des masures, villas ou palais et se réunissaient en hameau, village ou ville.
Les premiers adoraient le Dieu Apophis dont ils disaient qu’il était l’unique, les seconds vénéraient les déesses et les dieux de la Création qui étaient les guides et les protecteurs de l’humanité. »
Livre des Origines, 45-7

[…]

« En ce temps-là, les humains livraient un culte obscène à une divinité féminine. Leurs offrandes faites de joie, de vin et de sexe étaient des plus choquantes et idolâtres. L’établissement du culte d’Apophis a balayé cette abomination comme une vague balaye un château de sable. »
Livre de la Révélation d’Apophis, 25-14

[…]

« Chaque être humain possède en lui la puissance d’une étoile. Le drame, c’est qu’il ne le sait pas. »
Livre de Thot, 25-84

Le faucon d’or, Aleister Danakerm, Les éditions Persée 120 pages 11, 70 €

Pas de commentaires

Poster un commentaire