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Allongée sur le canapé, Scribe repose Toute nue et ferme les yeux. Aussitôt, les images de leurs corps enlacés envahissent son esprit. Un soupir d’encore s’échappe de ses lèvres. Le parfum de leurs peaux remplit ses narines. Elle revoit ce récent passé.

Dam l’avait prévenue que leur invité aurait quelques minutes de retard. Elle patientait en buvant un verre de vin. Il fumait une cigarette. Scribe croisait son regard par derrière la fumée. Il souriait.
Elle se leva pour s’approcher de lui jusqu’à le frôler, son verre à la main. Dam glissa une main sur sa cuisse et la remonta sous sa jupe, palpa ses fesses. Il caressa sa peau en inhalant une nouvelle bouffée de cigarette. Scribe frissonna. Elle avait rarement vu quelqu’un fumer de façon si sensuelle, si… sexuelle.
Elle posa son verre sur la table toute proche. Il écrasa sa cigarette. Elle s’assit à cheval sur ses cuisses et lui fit face, sa bouche, tout contre la sienne.

– Dis-moi… Comment est-il avec toi ?

Dam baisa ses lèvres. Doucement. Lentement. Elle entrouvrit sa bouche et sa langue se mêla à celle de son amant. « Sexy Lady…. Touch me… » Où avait-elle entendu ses paroles ? Cette chanson ? Cloud Nine ? Sur l’album de Yodelice, peut-être. Leurs mains partaient à l’aventure sur le corps de l’autre et c’était délicieux. Enivrant. Qu’avait-elle demandé déjà ? Une autre bouche se posa sur sa nuque. Ainsi, Pierre était arrivé. Ses mains furetèrent sur sa peau. Scribe frissonna à nouveau.
Ils étaient tous les trois couchés sur le lit. Leurs lèvres tuméfiées d’avoir trop baisé souriaient.
Scribe aspira une taffe et passa la cigarette à son voisin. Elle se redressa et fixa Dam. Leurs mains se touchèrent. Une nouvelle onde de désir les envahit et Dam glissa ses doigts sur sa fente lisse. C’était chaud et humide. Elle caressa ses couilles et son sexe durci, se retourna pour embrasser Pierre. Leurs corps entamèrent un nouveau ballet. Leurs gestes s’enchaînaient comme s’ils avaient répété des heures durant. Et pourtant, c’était une première fois.

Pierre attira Scribe pour qu’elle se couche sur le dos et lui offre son sexe, au bord du lit. Dam passa en face, derrière sa tête basculée dans le vide, en dehors du matelas. Il glissait ses doigts dans sa bouche au même rythme que Pierre pénétrait son vagin des siens. Scribe savourait pleinement toutes leurs caresses. Elle réclama qu’ils lui donnent leurs queues. Là, maintenant. Tout de suite. Viens. Viens… Viens… Sa bouche et son sexe devinrent des fourreaux mouillés et brûlants. Avides. Plus tard, elle les regarda s’aimer, tous les deux.
Scribe était fascinée par leurs muscles qui roulaient sous leurs peaux. Elle regardait le tatouage de Pierre qui semblait prendre vie à chacun de ses mouvements. C’était beau et tendre. Fort et doux. Animal.

Dam s’était inquiété souvent de savoir comment elle vivait ces heures qui s’écoulaient dans les murmures de plaisir et les fluides corporels, l’alcool et l’herbe. Il la questionnait d’un regard, d’une caresse. A un moment, elle se retrouva entre eux deux. Elle chevauchait Pierre, Dam était derrière elle. Il savait qu’elle n’aurait pas accepté l’inverse. La jeune femme embrassait Pierre, embrassait Dam. Leurs mains se posaient partout. Elle eut l’impression d’avoir quitté son corps, de n’être plus qu’amour, sexe et volupté. Scribe jouit en gémissant dans la bouche de Dam. Ses deux amants éjaculèrent en elle presque simultanément. Ils s’étaient endormis les uns contre les autres. Au petit matin, Scribe s’était levée sans faire de bruit. Peu de temps après, Dam l’avait rejointe. Il l’avait prise dans ses bras, en se tenant derrière elle. Tous les deux, ils avaient assisté à la vie qui reprenait, là, dehors. Ils avaient sursauté quand la porte d’entrée s’était refermée sur Pierre qui sortait.

– N’amène jamais une femme, je serais capable de la tuer. Et de te tuer, toi. Si tu veux qu’on joue avec une belle, ou tu viens accompagné d’une professionnelle ou c’est moi qui m’en chargerai.
– Ça me va.

 

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